Analyses des fables .  

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 
Faërne Gabriel - Gabriele Faerno.

 


Faërne, Gabriele.

Ecrivain italien de la Renaissance.

    Faërne, (Gabriel), poète latin moderne né à Crémone au XVIe siècle, mort le 17 novembre 1561, eut beaucoup de succès en écrivant de belles-lettres. Il fut invité par le cardinal Jean Ange de Médicis (Pie IV), qui l'attira à Rome auprès de lui. Le fondement de sa célébrité est un Recueil de Fables en vers ïambiques latins, d'une élégance remarquable, qui parut pour la première fois à Rome, 1564. Il excellait à corriger les auteurs anciens et leurs meilleurs manuscrits. On ne peut contester à Faërne d'avoir été l'un des meilleurs poètes latins modernes. Le pape le chargea à choisir les plus belles fables d' Esope et de les mettre en vers. Il s'acquitta, avec succès de cette tâche. Mais sa mort prématurée ne lui permit pas d'achever son ouvrage. Il fut , tout de même, publié sur ordre du Pape Pie IV.
  Ce recueil a été traduit en vers français par Perrault, Paris, 1699. Les plus belles éditions des Fables de Faërne sont celles de Parme, 1793.
  
  De Thou et plusieurs autres auteurs ont accusé Faërne d'avoir possédé un manuscrit des Fables de Phèdre, et de l'avoir copié  à sa convenance; cette accusation parait dénuée de fondement.  
  Perrault a traduit les fables en français. Charles Perrault a eu le bon goût de reconnaître qu'il est impossible de comparer sa traduction, ou même l'original, aux fables de La Fontaine.

« Les nôtres, dit-il, ressemblent à un habit d'une bonne étoffe, bien taillée et bien cousue, mais simple et tout unie : les siennes ont quelque chose de plus, et il y ajoute une riche et fine broderie qui en relève le prix infiniment.»

Des fables traduites en français.


En 1699 , Perrault publie les Fables de Faërne, un ouvrage destiné à la jeunesse paru sous son nom, dans lequel il traduit et adapte un recueil en latin de Faërne.


Jupiter et le Limaçon.
Le Chien, le Coq et le Renard.
Le Chat et le Coq.
Le Devin.
Le Paysan et le Cavalier.
Les Anes et Jupiter.
Mercure et un Sculpteur.

Faërne en Latin.


Formica et Cicada.





 






 

 

 



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