C
ertain jour j'entendais du bruit dans ma grammaire ;
J'approchai mon oreille, et fus surpris, vraiment,
D'entendre fort distinctement
Je verbe AVOIR disant auverbe ETRE, son frère ;
<0 mon pauvre garçon, je me moque de toi,
Et tu ne peux faire de même ;
Car je me suffis à moi-même.
Et tu n'as jamais pu te conjuguer sans moi. »
—L'autre repondait : « Oui,mon maître
Vous faites : j'avais eu; je fais: j'avais été,
Donc j'ai besoin de vous,c'est une vérité
Que je ne saurais méconnaître.
Mais devez-vous si fort en tirer vanité ?
Croyez-moi, ce n'est pas si grande nouveauté,
Que, dans ce bas monde où, peut-être,
Tout va cent fois plus mal que bien,
Etre,sans avoir,ne soit rien. »
Les fables de Claude-Théophile Duchapt:
La Cigale et le Papillon.
L'Enfant et sa Mère.
Le Cheval Malade.
Les deux Verbes en querelle.
Le Nez et le Tabac.
La suite des fables : Gallica.bnf.fr
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




