U
n vieux cheval tout morfondu
Gisait, sur la paille étendu,
Dans un coin de son écurie.
Survint un de ces chiens toujours vagabondant
Par la campagne et dont la dent,
Se nourrit de la chair qu'onjette à la voirie.
Droit à l'écurie il se rend,
Pousse la porte, et,l'rentr'ouvrant:
« Comment allez-vous donc,mon pauvre camarade ?»
Dit-il à l'animal souffrant.
— « Mieux que tu ne voudrais,répondit le malade.»
Vieux garçon qui se meurt ressemble à ce cheval ;
Et quand ses héritiers, flairant la bête morte,
Viennent s'enquérir à sa porte
S'il va mieux, c'est pour voir s'il ne va pas plus mal.
Les fables de Claude-Théophile Duchapt:
La Cigale et le Papillon.
L'Enfant et sa Mère.
Le Cheval Malade.
Les deux Verbes en querelle.
Le Nez et le Tabac.
La suite des fables : Gallica.bnf.fr
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by









"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




