D
u médecin je passe au subalterne : honneur,
Comme l'on dit, à tout seigneur !
Un homme fut blessé dans certaine querelle.
La blessure étoit grande ; et vite l'on appelle,
Chirurgien expert. Il en vient sur le champ
Un des plus consommés : il examine, il sonde,
Et trouvant que la plaie était grande et profonde,
Aussitôt, d'un ciseau tranchant,
Il l'élargit encor, coupant à droite, à gauche,
Comme fait dans un pré le moissonneur qui fauche.
Eh! mon ami,lui dit quelqu'un, cessez,
Ne coupez plus,je vous conjure:
Vous tuez le malade en outrant sa blessure ;
Elle n'est que trop grande, et vous l'agrandissez!
Plus je coupe, dit-il, plus j'avance la cure.
Faute d'avoir donné des coups assez profonds,
Le loup reste souvent renfermé dans l'étable.
Pour guérir une plaie il faut aller au fond :
Le plus cruel alors est le plus charitable.
Poesies diverses du père Du Cerceau Par S.J. Jean Antoine Du Cerceau.
Les fables de Jean-Antoine Du Cerceau:
Le Chartier devenu Cocher.
Le Rat et le Raton .
Le Médecin .
Le Chirurgien .
L'Agneau nourri par une Chèvre .
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




