Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
...lire la suite.
La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
...lire la suite.

Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
...lire la suite.

 
 

Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 
Les fabulistes, Claude Joseph Dorat.


Dorat.

Le Bureau et la Toilette.



Dans le Magasin d'un Persan
Qui brocantoit dans toute la Sirie,
Une Toilette fort jolie,
Quoiqu'elle parlât Musulman ,
Se trouvoit, par hazard, près d'un Bureau sévère,
Meuble autrefois d'un membre du Divan,
D'un Apôtre de l'Alcoran, Turc, s'il enfut, & Turc atrabilaire,
Pour m'approcher, sais-tu bien qui je fuis ,
Dit-il bientôt à sa voisine ?
Dans les Etats tout s'achemine,
A l'aide de mon noir tapis.
Je suis un très-grand Politique ;
Sans moi, point de contrats; sans moi, plus de traités :
Les Actes importains me sont tous présentés :
J'ai la confiance publique.
Pédant, c'est bien à toi de vouloir prendre un ton,
Dit la Toilette ; écoute, & lutte si tu l'oses :
J'habitois le serrail dans ma jeune saison;
Tu jugeois les effets, j'appercevois les causes.
Par un seul mot, si tu sais voir,
Tu verras quel est mon mérite :
J'ai, pendant plus d'un an, soutenu le miroir
D'une Sultane favorite.
Disgrâce, entreprise, faveur;
J'épiois tout dans son principe ;
Plus d'une fois le Grand-Seigneur
A mes côtés fuma sa pipe :
Le Cadi fut biffé tout net;
Ce Juge avoit trop de lumières.
Mahmoud faisoit bien le sorbet ;
On le fit Chef des Janissaires.
Certain Bâcha fut empalé,
Pour un rêve de la Sultane ;
Traité par elle de Profane ,
Un Derviche fut étranglé.
Chaque petite fantaisie
Causoit un grand événement ;
Enfin le sort de la Sirie
Et de tout l'Empire Ottoman ,
Dépendoit d'une bouderie,
D'un œil battu, de l'humeur du moment,
Ou, quelquefois, d'une insomnie.
J'ai...la porte s'ouvrit, elle n'acheva pas,
Un seul témoin vaut mieux que cent gazettes.
Dieux ! faites parler les Toilettes !...
Et nous saurons le secret des Etats.







 

 

 



.
 

Les 50 pages les plus visitées Liens  Partenaires Webmaster Plan du site  Actualités des fabulistes.
Si vous avez des suggestions à apporter, des commentaires à faire au sujet d'une fable et d'un fabuliste ou des corrections à signaler. Merci d'avance. Contact.
  © Copyright 2005/2008. www.shanaweb.net tous droits réservés.