Deville, Pierre-François-Albéric.  

Deville, A. 1773-1832
Deville, Pierre-François-Albéric 1773-1832 - Fables Anthologiques, ou les fleurs mises en action.

 

Fables Anthologiques, ou les fleurs mises en action. 1828
ancien professeur d'histoire naturelle à l'Ecole centrale de l'yonne.
PAR ALBÉRIC DEVILLE, D. M.,




Avant-Propos :
Extraits...
Deville, Pierre-François-Albéric 1773-1832 - Fables Anthologiques, ou les fleurs mises en action...La Fontaine et plusieurs de ses successeurs n'ont point pris les Fleurs pour sujets de leurs fables. Cependant le langage du Chêne et du Roseau autorisait celui des filles de Flore. Ce modèle sublime devait inspirer tous les fabulistes ; et chez un grand nombre de poetes modernes les Fleurs, notamment les Roses, expriment les sentiments qu'on leur prête, d'après leurs formes , leur port, leurs couleurs, leur instinct et leurs propriétés ; ils ont donc mis en scène la Reine des Fleurs, le Lis majestueux , l'inconstante Tulipe, l'égoïste Narcisse, la coquette Belle - de - Jour la modeste Violette, le narcotique Pavot, le triste Souci, etc.

Combien de comparaisons agréables, d'images riantes , d'allégories ingénieuses nous offre à chaque pas le règne charmant dans lequel la Nature a donné à ses merveilles tant de grâces, de magnificence et de suavité !

De tout temps les Fleurs ont été considérées comme le symbole de la jeunesse , de la beauté, de la reconnaissance. En Asie, les sentiments délicats de l'amour et de l'amitié s'expriment par des Fleurs, et, dans nos jeux de société , l'on s'amuse à former des bouquets dont chaque Fleur est un emblème. Nous voyons l'espérance dans sa verdure, l'innocence dans sa blancheur, la pudeur dans sa teinte purpurine. Ces douces allusions, aussi anciennes que le mónde, ne vieilliront jamais ; car chaque printemps en renouvelle les sujets.

Certains critiques prétendent qu'on ne doit pas prêter un langage aux Fleurs, parce qu'elles n'ont pas l'organe de la parole. Cependant les meilleurs fabulistes font parler, non - seulement les végétaux, mais encore les minéraux. François de Neufchâteau, poëte ingénieux et correct, a mis en scène la Cire et la Brique, la Cloche et son Battant, l'Eau et la Barque, la Fumée et la Flamme. A l'exemple des mythologistes qui nous représentent Baucis changée en Tilleul, Cyparisse en Cyprès , Daphné en Laurier, Clytie en Héliotrope, Sirynx en Roseau, etc., les fabulistes peuvent bien accorder aux Fleurs le don de la parole.

... Les fables que nous offrons aux amis des Fleurs ont été d'abord composées en prose dans le but d'animer les leçons d'un cours cíe botanique. Ce moyen nouveau de fixer dans la mémoire les caractères et les propriétés des plantes singulières ou peu connues, ayant paru à plusieurs botanophiles digne d'être propagé , nous avons pensé que les vers y prêteraient quelque charme. On nous pardonnera, sans doute, la gaieté du dialogue en faveur de la bizarrerie de quelques sujets.

Nous avons placé à la suite de ces fables, et par ordre alphabétique, des notes sur les végétaux qui s'y trouvent mis en action.

A. D.


 



 

Fables d'Albéric Deville:

 


Le Curieux et la Rose.
Le Chêne et la Mousse.
Le Lilas et la pêche.

Le Médecin et le Souci pluvial.
Le Lis et l'Abeille.
La Pensée et le Souci. 



Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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