Le poète Despréaux mourut à Paris, au cloître Notre- Dame, le 13 mars 1711, à l'âge de 75 ans ; et ses funérailles eurent lieu, conformément à ses dernières volontés, sans pompe et sans faste (1). Il fut inhumé dans la crypte de la Sainte-Chapelle, en souvenir du Lutrin, qu'il avait chanté (2).
Quelques jours après cette inhumation, le 21 mars, vers trois heures de l'après-midi, trois amis, trois hommes de lettres, André, Benoit et Camille, allaient ensemble à la Sainte-Chapelle, rendre un dernier hommage au poète, dont ils avaient admiré la campagne énergique, contre les mauvais versificateurs du temps, et qu'ils avaient aussi particulièrement connu et fréquenté...
...Je crois que, pour Despréaux, comme pour Horace, tout ne périra pas dans son oeuvre, et que ce qu'il en restera, comme les règles générales de l'Art poétique, qui sont inspirées du bon sens et du bon goût, et qui conviennent aux poètes de tous les âges, suffira pour soustraire son nom au temps et à l'oubli.
(1) OEuvres de Louis Racine, tomeV, p. 191,Paris 1808,Le Normant, éditeur; Bibliothèque nationale. Inventaire Z, 28243.
(2) Les dépouilles mortelles de Nicola sBoileau Despréaux à la Sainte-Chapelle jusqu'en 1800 A. cette date ,elles furent transportées au musée des Petits-Augustins ,d'où elles furent retirées en 1819,au mois de juillet, lors de la démolition de ce monument; et elles furent alors déposées en l'église paroissiale de Saint-Germain-des-Prés ,où elles sont encore. Les restes du poète se trouvent au-dessus du transept, sur le côté gauche du Maître-Autel, et dans une des chapelles absidales...
Extraits du "La Fontaine et Boileau sur le terrain de la fable" par Edmond Cuvelier. 1906.
Boileau et les fables :
L'Huître et les Plaideurs.
La fable vue par Boileau.
Le Bûcheron et le Malheureux.
La fable et l'allégorie, par Boileau.
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