LA CIGALE.
J'ai chanté
tout l'élé,
Mais je suis bien dépouroue,
Depuis que la bise est venue
Pas un seul petie morceau
De mouche et de vermisseau !
Irai-je crier famine
Chez la fourmi, ma voisine?
Je la vois venir quel bonheur!
Bonjour, ma sœur !
LA FOURMI.
Bonjonr, ma mie !
LA CIGALE.
Secourez-moi, je vous prie. Comment ?
Veuillez me prêter
Quelque grain, pour subsister
Jusqu'à la saison nouvelle.
Car mon angoisse est mortelle,
Je vous paîrai, foi d'animal.
Intérêt et principal.
LA FOURMI.
Oh, oh ! je ne suis pas prêteuse,
C'est là mon moindre défaut.
Que faisies-vous ou temps chaud ?
Répondez, belle emprunteuse.
LA CIGALE.
Nuit et jour, à tout venant,
Je chantais, ne vous déplaise.
LA FOURMI.
Vous chantiez, j'en suis fort aise ;
Eh bien ! dansez maintenant.
LA CIGALE.
Apprenez la prévoyance
Dès votre enfance.
Puisse ma mort,
Vous faire éviter mon sort !
Fables liées :
Jean de la Fontaine : La Cigale et la Fourmi.
Borne : Réflexion sur la Cigale et la Fourmi.
La Cigale et la Fourmi.
Le Loup et l'Agneau.
Le Corbeau et le Renard.
Le Chêne et le Roseau.
Le Vieillard et les trois Jeunes gens.
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Qui ne me soit souverain bien, -
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Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




