S
ur un poirier aux branches noires
Portant du givre au lieu de poires,
Un large corbeau s'abattit.
Un doguin qui passait le vit.
Il s'arrête, et soudain s'élance
Vers l'arbre aussi prompt que l'éclair.
Son œil pétillé, il saute, il danse,
En aboyant le nez en l'air.
Le corbeau décampe au plus vite
Et va sur un pommier voisin.
Notre aboyeur s'y précipite,
Et là recommence son train.
Disant : « Croâ croâ ! » l'oiseau soudain
Réitère quelques coups d'aile;
Mais le chien de nouveau le suit,
Trépigne, bondit de plus belle
Et fait encore plus de bruit.
L'autre lui crie : « Ah ! ma parole !
« Je pense que vous êtes fou ;
« Car, sans m'atteindre moi qui vole,
« Vous pourrez vous rompre le cou. »
Puis il va cependant encore,
« Croâ, croâ, croâ! » plus loin se placer.
Mais du chien la fougue sonore
Ne semble pas près de cesser.
Cette fois le corbeau s'avise
De rester coi, sur son rameau.
Le têtu poursuit l'entreprise,
Il s'enroue, il crie à l'oiseau :
« Descends donc! montre ton courage.
« Oh ! le poltron ! » De ce langage
La rudesse ne sert de rien.
On semble mort. Alors le chien
A s'en aller se détermine,
Et reprend sa route assez sot.
Pour arrêter qui vous taquine,
Restez calmes, ne dites mot.
** Fables par Antoine Carteret - Paris 1862.
Le Saule et le Sapin.
L'Epi et le Bleuet.
L'Epi et le Bleuet.
Une Lecture.
La Bouteille et la Carafe .
Le Chat abondonné.
L'Avare et la Pie.
Le vieux Sou.
Le Bourgeois et le Rustre.
Au fond d'une cave.
La Chatte emprisonnée.
La Neige et la Crème fouettée.
Le Chien et le Corbeau.
La Parapluie et le Parasol.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by









"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




