U
n Ane, en allant au marché;,
Portait des fleurs fraîches écloses;
Et le bon public, alléché
Par l'odeur des lis et des roses,
Tant qu'il pouvait
S'en approchait :
Ce qui fit que l'Ane, en lui-même,
Se dit : — « Mon Dieu! comme l'on m'aime ! »
Mais, au retour, c'est du fumier
Qui remplit son double panier ;
Et la foule, plus circonspecte,
S'en écarte... — Or, notre Baudet,
Non moins charmé d'un pareil fait,
Se dit: « Dieu! comme on me respecte ! »
Du fait sur l'imbécile enté
Ma fable est la grotesque histoire.
Que ne sauraient nous faire accroire
La sottise et la vanité?
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




