Mme Adèle Caldelar.

Mme Adèle Caldelar, (18.? - 18.?)
Nouvelles fables - Morales et religieuses.
ex-inspectrice des Ecoles primaires, membre de l'Athénée et de plusieurs autres Sociétés littéraires.

( On ne sait rien sur la vie de Mme Adèle Caldelar, date et lieu de naissance etc... alors si vous avez d'autres renseignements sur cette fabuliste, envoyez-les nous - Merci.)
Reflexions sur les fables de mme caldelar : ***Toujours on fera des fables et des contes. Peau-d'Ane plaisait à la Fontaine, déjà vieux, et sur ce point tous les hommes sont enfants. Les contes et les fables réussissent mieux à plaire que la vérité toute nue, parce qu'ils la l'ont entrevoir à travers les voiles de l'imagination, cette séduisante fée, dont la baguette transfigure tout ce- qu'elle touche. J'ai sous les yeux un beau volume de Mme Adèle Caldelar, illustré de gravures, et intitulé : Nouvelles Fables morales et religieuses.
Il y a dans ce recueil, que nous ne conseillerons pas aux trop jeunes lecteurs, parce qu'il contient plusieurs morceaux destinés à des lecteurs d'un âge plus avancé, des intentions toujours droites et pures, et plusieurs de ces fables sont d'un tour agréable et facile, et contiennent d'utiles enseignements. On voit que Mme Adèle Caldelar a beaucoup observé, beaucoup réfléchi , qu'elle connaît les hommes, que son esprit est élevé, son cœur honnête et bienveillant. Je ne louerai pas sans restriction toutes ses fables, mais il y en a plusieurs dont le mouvement est vif, l'allure gracieuse, et qui renferment une moralité touchante ou spirituelle. Je citerai, entre autres, l'Enfant et le Papillon, la Vie de la rosé, et le Petit Chien gâté...

La Semaine des familles Par Zénaïde Fleuriot, Alfred Nettement, Victor Lecoffre Publié par J. Lecoffre et cie., 1865.
  *** Nous voudrions rendre pleine justice aux fables morales et religieuses de Madame Caldelar. Toutes ne sont pas irréprochables ; plusieurs sont charmantes, agréablement narrées; il y en a d'ingénieuses et de touchantes, comme l'Abeille du mont Hymetie ; d'autres qui ont un tour aisé et une bonne moralité, comme le Diamant et le fertilisant, et la Vengeance de la Brebis ; une jolie allégorie, la Pâquerette, termine le volume. Nous en pourrions citer d'autres encore qui témoignent d'un vrai talent. Nous nous sommes demandé, en fermant ce recueil, pourquoi l'auteur l'avait intitulé Fables morales et religieuses? Morales, à la bonne heure; toute fable doit avoir sa moralité, et quoique nous ne puissions dire que dans le livre qui nous occupe elle ressorte toujours naturellement, ni très-clairement de l'apologue qui sert à l'introduire, elle fait pourtant ses preuves et se montre à son poste. Pour religieuses, c'est autre chose. Mériteraient-elles par hasard ce nom, parce que dans la fable intitulée : Les Etoffes et les Pertus d'apparat, l'auteur s'écrie en parlant de la Percale :

Ce tissu plus pur que les lis,
Fait de la filasse argentine,
Que sur sa quenouille divine
File Marie au paradis ;

ou bien parce que dans la Leçon maternelle, qui renferme du reste une jolie idée un peu prétentieusement exprimée peut-être, elle s'appuie sur cette fausse notion d'œuvres et de vertus qu'il est licite de présenter à Dieu comme des offrandes dignes de lui ? Ce n'est point assez, l'on en conviendra, pour justifier le litre que nous critiquons. On pourrait même dire, dans un autre sens, que c'est trop. Nous avons remarqué des fables qui ont pour sujets des vices ou des travers qui ne sont point du ressort des enfants. La banqueroute, l'emprunt d'un faux nom, la mauvaise réputation des femmes légères, les malversations des gens en place. Madame Candélabre affectionne aussi les termes de barreau, les procès, les formes judiciaires. Ce n'est pas toujours gracieux. Ses allégories sont quelquefois un peu maniérées.
En général, ces fables sont trop longues; ce sont plutôt de petits contes. La versification en est souvent défectueuse....

Le Semeur - Publié par Au Bureau du Semeur, 1844.



 

 

Fables :

L'Ecole des Linots.
Les deux Feuilles.
L'Enfant et le Papillon.
L'Alouette et la Fauvette.
Ce qui vaut mieux qu'un baiser de sa mère.
La Lumière et l'Eteignoir.
L'Aiguille et le Sabre.
Le Bonheur d'être bête.
Le Borgne et la Taupe.


Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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