Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
Philomèle, du Printems
Saluait la première aurore.
Aux accens de là voix sonore
Le Coucou vint mêler Ces burlesques accens.
Auprès d'eux à l'envi les oiseaux s'attroupèrent ;
Entre ces deux rivaux les voix se partagèrent.
Le grand nombre au Coucou déféra les honneurs,
La Cigogne et l'Agasse et l'Autruche et la Grue,
Un essaim de Moineaux, soi-disant connaisseurs,
Sans compter des marais la bruyante cohue.
Philomèle, au contraire, eut peu d'admirateurs;
Mais de ce nombre étaient la sublime Alouette,
Le Serin délicat, et la tendre Fauvette.