Origines des fables .

Cette première édition ne comprenoit que les six premiers livres des fables, et celles-ci sont au nombre de 124. On ne s'attend pas, je l'espère, à me voir justifier pour chacune d'elles les raisons qui me déterminent à leur attribuer l'origine que je vais indiquer ; mais, en les réunissant en plusieurs groupes, on pourra raisonnablement admettre que toutes celles qui composent chacun d'eux reconnoissent une source commune, lorsque la plupart présenteront des signes évidents d'imitation. Ésope, Horace et Phèdre sont les trois anciens auteurs dont je crois devoir m'occuper en premier sous le rapport de ces recherches....lire la suite.

 
 

Qu'est-ce qu'une fable ?
   Nature de la fable .   Parmi les critiques, les uns voient dans la Fable principalement une vérité morale proposée à la raison; d'autres la considèrent comme une exhortation au bien, offerte dans un discours allégorique à la volonté ; d'autres enfin en font un tableau poétique, parlant surtout à l'imagination et ayant pour objet le beau idéal. De là une foule de définitions et de règles contraires sur l'apologue , selon qu'on l'envisageait exclusivement à l'un de ces trois points de vue. Lire la suite
 


 

 
Jean-Jacques Boisard.

  Fables

Retour aux fables


 Le Rat des champs et le Rat d'eau.



Un jour le Rat des champs apperçut le Rat d'eau
Qui prenoit fes ébats sur le bord d'un ruisseau ;
Mon coufin, lui dit-il, la rencontre est heureuse,
Et je ne sais pourquoi j'ai rêvé d'eau bourbeuse :
Nous devons être amis, nos deux noms n'en font qu'un
Nos branche, comme on sait, sortent d'un tronc commun
Les marais à la tienne échurent en partage,
Et la mienne des champs m'a transmis l'héritage.
Viens m'y voir ; à cent pas j'habite un mien château,
Dont je fus l'architecte, et qu'on trouve assez beau.
Ne puis-je cependant connoître ta demeure ?
Je veux t'y visiter ; et ce sera sur l'heure.
Je suis, je l'avouerai, fort curieux de voir,
Voir un peu comme est fait ton humide manoir.
Trop d'honneur, répondit l'animal amphibie;
Mais il faudra nager... Je n'appris de ma vie ;.
Mais donne-moi l'exemple, et je t'imiterai.
Mon maître, en débutant, je vous surpasserai.
Soit. Et voilà d'abord mes deux Rats fendant l'onde;
Mais l'hôte des guerêts la trouva si profonde,
Qu'à son maître bien-tôt l'apprentis eut recours.
Il avoit grand besoin qu'on vint à son secours.
Avalant coup sur coup mainte et mainte rasade,
Quand il revint au bord, grâce à son camarade ;
Renonçant pour toujours au métier de plongeur,
Et même à tout métier, qu'il ne le sût par cœur.
Cousin, dit le Rat d'eau, la rivière est sangeuse.
Et ce n est pas pour rien qu'on rêve d'eau bourbeuse.
Remettons la partie; allons voir ton château;
Nous irons doucement, pour sécher notre peau.
J'entreprends avec peine un long pèlerinage;
Mais je marche du moins ; et c'est un avantage.


 






 

 

 



 

Les 50 pages les plus visitées Liens  Webmaster Plan du site  Actualités des fabulistes.
© Copyright 2005/2008. www.shanaweb.net tous droits réservés.