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Jean-Jacques Boisard.

Jean-Jacques Boisard, 1744 - 1833.

Jean-Jacques François Marin Boisard, est un fabuliste français très méconnu de nos jours . Il a écrit pourtant plus de mille fables.
     Après la Révolution il tomba dans l'oubli. Boisard fut secrétaire de l’intendance de Normandie depuis 1768 lorsqu’il fut nommé secrétaire du conseil des Finances du comte de Provence en 1768, ensuite il fut secrétaire du sceau et de la chancellerie du comte de Provence de 1778 à 1790.
     Il termina sa vie dans l'oubli malheureusement, il faut reconnaître qu'après La Fontaine il ne restait plus de place aux autres fabulistes.
Une de ses fables " La cigale et la Fourmi " bien écrite, est très ressemblante à une parodie de celle de La Fontaine , avec une morale assez déroutante.
     Quelques unes de ses fables sont pourtant très intéressantes, pleines de finesse et d'agrément; il met en scène des animaux ( comme son illustre prédécesseur) , mais se laisse aller trop souvent à la satire.

Littérature et Critique sur Les fables de M. Boisard par Laharpe.

On se plaint depuis long-temps, que le genre de la fable est trop négligé parmi nous. On regrette cette espèce destruction si ingénieuse et si aimable, qui repose si doucement l'esprit en l'éclairant, et qui, pour me servir des expressions heureuses que M. de Voltaire emploie pour un autre objet,
Dans notre cœur pénètre pas à pas,
Comme un jour doux dans des yeux délicats.

    On ne se lasse point délire, de citer, d'admirer ce charmant fabuliste, conteur si plein de grâces, et grand poëte sans jamais l'être trop, qui peut-être de tous les poètes du siècle dernier, est celui dont on a retenu le plus de vers, et qui de tous les écrivains était le plus heureusement né pour dire la vérité aux hommes, parce qu'il avait reçu de la nature cette simplicité , cette bonhomie, qui semble demander grâce à l'amour-propre, et ne lui laisse pas la force de se révolter. Voilà le caractère particulier de La Fontaine, caractère qu'on ne peut emprunter, et qui, dans l'apologue, est certainement le premier de tous, parce qu'il est le plus conforme au but de la fable, qui est de faire pardonner la vérité.
    Mais plus on aime La Fontaine, plus il nous fait aimer la fable, et plus, sa perfection nous a rendus sévères pour tous ceux qui se sont essayés dans le même genre. Qu'est-il resté des Fables de Richer, de Pesselier, de Vergier, etc. ? Une douzaine de celles de La Motte est encore ce qu'on a publié de meilleur depuis La Fontaine. Les Fables de M. l'abbé Aubert, vantées dans plusieurs journaux , et surtout dans le sien, sont d'une insupportable sécheresse de style ; ce qui est le plus grand de tous les défauts dans un genre qui demande sur-tout de la grâce et de la douceur. Elles roulent presque toutes sur le même objet. C'est toujours l'amour maternel, ou le danger de la philosophie. Ce qui me persuade que ce jugement est celui du public, c'est que de ma vie, je n'ai entendu citer un vers des Fables de M. l'abbé Aubert. Malheur à tout écrivain que personne n'a jamais cité, ni critiqué!
    Plusieurs des Fables de M. Boisard peuvent figurer à côté des meilleures qu'on ait faites depuis La Fontaine. On y trouve du naturel, de la précision, un très-grand sens, et jamais d'affectation; mais le défaut du plus grand nombre est une moralité vague et trop commune.
    L'auteur est très capable de composer en ce genre un recueil très-estimable, en revoyant ce qui peut être corrigé y et supprimant ce qui n'est pas digne du reste. On doit l'exhorter surtout à donner beaucoup de soin à la fin de ses apologues. C'est par-là qu'il pèche le plus communément, et c'est pourtant le travail le plus essentiel.
Laharpe. Mercure, avril 1773.

Fables :

I - Le Loup et l'agneau
II - L'Enfant et l'Abeille.
III - Le Rossignol et le Coucou.
IV - La Vigne et l'Ormeau.
V - L'Aiglon et le Corbeau.
VI - L'Alouette et ses Petits.
VII - Le Lièvre et la Tortue
VIII - Les Araignées.
IX - Le Lion et le Singe.
X - Le Chien et le Chat.
XI - Le Cochet et l'Huitre.
XII - Les Gluaux.
XIII - Le Ver à soie et le Ver de Terre.
XIV - le Rat des champs et le Rat d'eau.
XV - Les deux Mulots.

XVI -  L'Eléphant et le Rat.
XVII - Les Dieux d'Egypte .
XVIII - Le Souriceau.
XIX - Le Chien et le Bouc .
XX - La Pêche.
XXI - Le Perroquet et le Hibou.
XXII - Le Mendiant et le Dogue.
XXIII -  Le Chat des Indes.
XXIV - Le Coq et l' Oison
XXV - L'Homme et l'Ane.
XXVI - Le Singe à la Cour.
XXVII - L'Enfant et le Moineau.
XXVIII - La fauvette en cage.
XXIX - Les Agneaux et les Louveteaux orphelins.
XXX - Le Chêne et le Tilleul.

La Cigale et la Fourmi

 

  Des fabulistes et des conteurs :

 
  Jean-Pierre Claris de Florian :   Jean-Pierre Claris de Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l'âge de deux ans.
     Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
     Banni de Paris pendant la Révolution, il fut emprisonné sous la Terreur. Il échappera à la guillotine lors de la chute de Robespierre, puis relaché au 9 thermidor ; Un an après il mourut des souffrances endurées pendant son emprisonnement, il avait alors 39 ans.
     Florian a écrit, entre-autres plusieurs fables, preque aussi belles que celles de La Fontaine, des pièces de théâtre ainsi qu' une traduction de Cervantès.
   Malade, Florian meurt à Sceaux, le 13 septembre 1794 .

  Etienne Fumars :
Etienne Fumars, fabuliste français, né près de Marseille, le 22 Octobre 1743, décédé en 1806 à Copenhague. Professeur des belles-lettres françaises à l'Université de Kiel de cette ville. Auteur de fables et de poésies diverses

   Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES :      Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES , dame), femme poète, née à Douai, en 1787 , fut d'abord cantatrice (1806 à 1817) en province et à l'Opéra-Comique.
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet.
    Marie-Catherine Le Jumel de Barneville : ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui.
   Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV.
   La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere.....
 
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