Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 

Bernardin Saint-Pierre.


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Bernardin Saint-Pierre.


  Bernardin de Saint-Pierre, né au Havre le 19 janvier 1737, appartenait à une famille qui prétendait descendre du fameux Entache de Saint-Pierre, connu par son héroïque dévouement lors du siège de Calais.
Après maintes sollicitations inutiles, il obtint un brevet d'ingénieur pour l'Ile de France.
   Il développa un solide un goût pour l'observation de la nature, avec lequel il composa plus tard la touchante pastorale de Paul et Virginie. Sa première publication fut son Voyage à l'île de France (1773) , dans lequel il défend la cause des noirs, auxquels personne ne songeait encore.
  Ensuite parurent les Etudes de la nature, qu'aucun libraire n'avait voulu acheter et qui eurent un prodigieux sucrés.
Bernardin de Saint-Pierre entra à l'Académie des sciences morales. Avec les pensions qui lui furent allouées par le gouvernement et par Joseph Bonaparte, il put se retirer dans sa campagne d'Eragny où il mourut le 21 janvier 1811.






Développement de la fable Le Chêne et le Roseau, expliquée par Bernardin Saint-Pierre.


    La Fontaine représente toutes les puissances de la nature en action dans ce partage. On y voit le soleil, le vent, l'orage, l'eau, une grande montagne , un chêne et un roseau, enfin un roitelet, puissance animale. Il n'y a pas de doute que si son sujet eût comporté un personnage humain , et surtout une nymphe, il ne l'eût rendu plus intéressant. Mais, à son défaut, il personnifie ses deux acteurs inanimés ; il donne au chêne un front au Caucase pareil, un dos qui ne courbe jamais, une tête au ciel voisine , et des pieds qui touchent a l'empire des morts. Il lui suppose des sentiments convenables à sa taille, un orgueil protecteur, une compassion dédaigneuse ; il lui oppose un faible roseau, jouet des vents, mais humble , patient, content de son sort, et qui trouve sa sûreté dans sa faiblesse même. Il relève ensuite , par des expressions sublimes, son site naturellement circonscrit, et y ajoute des lointains par des images accessoires. Il appelle les marais, humides bords des royaumes du vent; il peint le vent lui-même en le personnifiant. Enfin, arrive la catastrophe, pour servir d'éternelle leçon aux grands et aux petits. La moralité de cette fable n'est point récapitulée en maxime au commencement ou à la fin, comme dans les autres fables de la Fontaine ; mais elle est répandue partout, ce qui vaut encore mieux.
    C'est le lecteur lui-même, et non l'auteur, qui la tire. Lorsqu'elle est entremêlée avec la fiction, la fable ressemble à ces riches étoffes où l'or et la soie sont filés ensemble, Cependant la morale de celle-ci parait se montrer dans les expressions mêmes de sa dernière image. Elles conviennent également au chêne orgueilleux déraciné par le vent, et aux grands de la terre renversés par des causes souvent aussi légères.






 

Notes sur la fable.

 
Autre développement de cette fable par Le Batteux.

A lire également :


La fable de Jean de la Fontaine : "Le Chêne et le Roseau".
celle de Benserade : " Le Chêne et le Roseau " .

 







 

 

 



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