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Bernardin Saint-Pierre.

Bernardin Saint-Pierre.

   Bernardin Saint-Pierre.   Bernardin de Saint-Pierre, né au Havre le 19 janvier 1737, appartenait à une famille qui prétendait descendre du fameux Entache de Saint-Pierre, connu par son héroïque dévouement lors du siège de Calais.
Après maintes sollicitations inutiles, il obtint un brevet d'ingénieur pour l'Ile de France.
   Il développa un solide un goût pour l'observation de la nature, avec lequel il composa plus tard la touchante pastorale de Paul et Virginie. Sa première publication fut son Voyage à l'île de France (1773) , dans lequel il défend la cause des noirs, auxquels personne ne songeait encore.
  Ensuite parurent les Etudes de la nature, qu'aucun libraire n'avait voulu acheter et qui eurent un prodigieux sucrés.
Bernardin de Saint-Pierre entra à l'Académie des sciences morales. Avec les pensions qui lui furent allouées par le gouvernement et par Joseph Bonaparte, il put se retirer dans sa campagne d'Eragny où il mourut le 21 janvier 1811.

La fable Le Chêne et le Roseau, expliquée par Bernardin Saint-Pierre.

    La Fontaine représente toutes les puissances de la nature en action dans ce partage. On y voit le soleil, le vent, l'orage, l'eau, une grande montagne , un chêne et un roseau, enfin un roitelet, puissance animale. Il n'y a pas de doute que si son sujet eût comporté un personnage humain , et surtout une nymphe, il ne l'eût rendu plus intéressant. Mais, à son défaut, il personnifie ses deux acteurs inanimés ; il donne au chêne un front au Caucase pareil, un dos qui ne courbe jamais, une tête au ciel voisine , et des pieds qui touchent a l'empire des morts. Il lui suppose des sentiments convenables à sa taille, un orgueil protecteur, une compassion dédaigneuse ; il lui oppose un faible roseau, jouet des vents, mais humble , patient, content de son sort, et qui trouve sa sûreté dans sa faiblesse même. Il relève ensuite , par des expressions sublimes, son site naturellement circonscrit, et y ajoute des lointains par des images accessoires. Il appelle les marais, humides bords des royaumes du vent; il peint le vent lui-même en le personnifiant. Enfin, arrive la catastrophe, pour servir d'éternelle leçon aux grands et aux petits. La moralité de cette fable n'est point récapitulée en maxime au commencement ou à la fin, comme dans les autres fables de la Fontaine ; mais elle est répandue partout, ce qui vaut encore mieux.
    C'est le lecteur lui-même, et non l'auteur, qui la tire. Lorsqu'elle est entremêlée avec la fiction, la fable ressemble à ces riches étoffes où l'or et la soie sont filés ensemble, Cependant la morale de celle-ci parait se montrer dans les expressions mêmes de sa dernière image. Elles conviennent également au chêne orgueilleux déraciné par le vent, et aux grands de la terre renversés par des causes souvent aussi légères.

Pages liées :

Autre développement de cette fable par Le Batteux.
Jean de la Fontaine : "Le Chêne et le Roseau".
Benserade : " Le Chêne et le Roseau " .

  Des fabulistes et des conteurs :

 
  Jean-Pierre Claris de Florian :   Jean-Pierre Claris de Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l'âge de deux ans.
     Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
     Banni de Paris pendant la Révolution, il fut emprisonné sous la Terreur. Il échappera à la guillotine lors de la chute de Robespierre, puis relaché au 9 thermidor ; Un an après il mourut des souffrances endurées pendant son emprisonnement, il avait alors 39 ans.
     Florian a écrit, entre-autres plusieurs fables, preque aussi belles que celles de La Fontaine, des pièces de théâtre ainsi qu' une traduction de Cervantès.
   Malade, Florian meurt à Sceaux, le 13 septembre 1794 .

  Etienne Fumars :
Etienne Fumars, fabuliste français, né près de Marseille, le 22 Octobre 1743, décédé en 1806 à Copenhague. Professeur des belles-lettres françaises à l'Université de Kiel de cette ville. Auteur de fables et de poésies diverses

   Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES :      Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES , dame), femme poète, née à Douai, en 1787 , fut d'abord cantatrice (1806 à 1817) en province et à l'Opéra-Comique.
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet.
    Marie-Catherine Le Jumel de Barneville : ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui.
   Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV.
   La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere.....
 
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