L
e Charenton, un jour, je visitais l'hospice.
Un fou s'avance et me dit gravement:
« Vous venez sûrement
Pour m'adorer ? c'est de toute justice;
Je puis combler tous vos désirs.
Voulez-vous des honneurs?voulez-vous des plaisirs?
Livrez votre âme à l'espérance,
Rien ne résiste à ma puissance,
Car je suis Jésus-Christ. »
Un autre fou, qui nous surveille,
Aussitôt me sourit
Et me dit à l'oreille :
« N'en croyez rien, Monsieur, ce serait criminel ;
Cet homme est insensé, son discours vous l'atteste ;
Je puis vous en parler fort savamment, du reste ;
Car je suis le Père éternel. »
Le monde est une comédie
Où chacun cherche à se grandir.
De nos voisins nous blâmons la folie ;
C'est la nôtre qu'il faut guérir.
Fables.
Raymond Belfeuil - Paris 1869 .
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by









"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




