D
eux Enfans ayant vu des noix sur une table,
Dirent, ne soyons point gourmands.
Partageons-les à l'amiable.-
Le plus rusé des deux Enfans
Avec plaisir se chargea de l'ouvrage,
Cassa les noix, et choisit le dedans :
les coquilles à l'autre échurent en partage,
Et résistèrent à ses dents.
L'Enfant dupé résolut en lui même
De punir quelque jour cette malice extrême.
Bientôt après, l'occasion s'offrit.
Sur la table il vit des olives.
A l'instant ses mains attentives
Se saisissent de tout le fruit.
De chaque olive partagée
Il saisit le noyau, donneà l'autre la chair;
Et se moquant de lui, ta malice, mon cher,
Méritait bien, dit-il, d'être ainsi corrigée.—
L'expérience, sans esprit,
Ne sert à rien. La preuve en est dans ce récit.
Les fables de (Le Père) Philippe Barbe:
Les deux Enfans
Le Voyageur et le Poirier
La Poule et le jeune Coq
L'Enfant mis sur la table
L'enfant et la Rose
L'Enfant et le Léopard en peinture
L'Ecolier et L'Oiseau
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Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




