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n Voyageur, peu riche apparemment,
Et mal reçu dans les hôtelleries,
De poires moitié pourries.
S'était chargé , faute d'argent.
Il eût voulu sans doute en a voir de meilleures...
Sa canne en main, très courageusement
II a déjà marché quatre heures.
La soif se fait sentir, et l'appétit survient,
De ses poires il se souvient,
Et songe à fouiller dans sa poche.
Un Poirier, dont les fruits semblaient délicieux ,
Eloigné de cent pas, se présente à ses yeux.
Il jette au même instant ses poires, et s'approche-
Voici, dit-il, des mets plus savoureux.
Une tiendra qu'à moi d'en manger si j'en veux.
Et qui rn'empêchera de me donner la peine
D'en prendre pour demain, pour toute la semaine?
Il aurait dû raisonner mieux :
Car un large fossé s'opposait à ses vœux.
Je ne puis dire, je l'avoue ,
Quelle fut sa douleur, en voyant ce fossé,
Par lequel son espoir se trouvait renversé.
Ce pauvre homme chercha ses poires dans la boue.
Et les essuya bien. C'est tout ce que je sçai.
La même chose nous arrive.
Souvent nous quittons le certain ,
Pour une belle perspective,
Qui se fait voir dans le lointain
Les fables de (Le Père) Philippe Barbe:
Les deux Enfans
Le Voyageur et le Poirier
La Poule et le jeune Coq
L'Enfant mis sur la table
L'enfant et la Rose
L'Enfant et le Léopard en peinture
L'Ecolier et L'Oiseau
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




