Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Les fabulistes - Barbe, Père Philippe .
(Le Père) Philippe Barbe.
Barbe, le père Philippe, prêtre de la doctrine chrétienne, né à Londre en 1723, mort à Chaumont-en-Bassigny en 1792. Après des études brillantes au collège Louis le Grand à Paris, il entra dans les ordres sacrés. Appelé à la tête du collège de Langre ensuite celui de Chaumon, il fut rappelé à Paris en 1785. A Paris il il devint le traducteurs des auteurs grecs pour l'archevêque de Paris, M. de Juigné .
Pendant la révolution il vint se fixer à Chaumont où il mourut peu de temps après.
Barbe à écrit "les fables et contes philosophiques " en 1771, et sans doute le le recueil ayant pour titre " Fables Nouvelles" en 1762.
La force de l'exemple "fable"
Barbe écrivait en prose d'une manière élégante et enjouée, c'est un fabulistes à ne pas dédaigner. Les fables que vous trouverez sur ce site prouvent, s'il en est besoin, que Barbe avait belle plume. Un fabuliste qui mérite à être connu, et qui a écrit plusieurs apologues dont voici quelques unes pour l'exemple :
« Monsieur, je vous confie un enfant précieux,
Disait au gouverneur un père de famille.
Rendez ce cher enfant, seul objet de mes vœux,
Aussi modeste qu'une fille.
(Le père était un orgueilleux.)
Qu'il aime la vertu. ( Le père aimait le vice. )
Puisse-t-il par vos soins détester l'injustice !
(Le père était injuste.) Austère Vérité,
Que jamais de vos lois mon cher fils ne s'écarte !
( Le père était menteur. ) Que jamais une carte
Ne paraisse en un lieu par mon fils habité »
(Le père par le jeu se trouvait endetté. )
Comment se conduisit l'élève? A l'ordinaire :
Il se moqua du maître ; il imita son père.