V
oyez ce puits fatal.... C'est là qu'un de vos frères,
En voulant essayer ses ailes téméraires ,
S'est lui même jeté dans les bras de la mort.
Si vous en approchez, craignez le même sort...
Dame Poule autrefois adressa ce langage
Au coq, son fils. ïl promet d'être sage,
Tandis que dans son cœur il forme le désir
De s'approcher du puits, et de désobéir,
A quoi bon l'ordre de ma mère?
Dit-il, elle est vieille, elle a peur.
Mais dois-je respecter une vaine terreur ?
Un Coq doit- il trembler, comme une ame vulgaire?
Le beau conseil! suis-je un lâche à ses yeux?
A-telle contre moi des soupçons odieux ?
Peut-être aussi qu'ayant du grain de reste,
Ma mère l'a caché dans le fond de ce puits,
Et qu'elle le destine à ses plus jeunes fils.
- Volons, volons vers ce lieu si funeste...
Il dit, il vole ; il arrive d'abord
Au puits fatal ; et perché sur le bord,
Ilse baisse, il voit son image...
Que vois-je.... C'est un Coq. Vraiment, il se nourrit
Des grains cachés. Oh ! je l'avais bien dit.
Voyons qui de nous deux en aura davantage...
A l'instant il s'élance, et trouve, au lieu, de grain,
La mort. Jeune étourdi, qu'on avertit envain,
Cette fable est pour vous. Tâchez d'en faire usage.
Les fables de (Le Père) Philippe Barbe:
Les deux Enfans
Le Voyageur et le Poirier
La Poule et le jeune Coq
L'Enfant mis sur la table
L'enfant et la Rose
L'Enfant et le Léopard en peinture
L'Ecolier et L'Oiseau
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




