Origines des fables .

Cette première édition ne comprenoit que les six premiers livres des fables, et celles-ci sont au nombre de 124. On ne s'attend pas, je l'espère, à me voir justifier pour chacune d'elles les raisons qui me déterminent à leur attribuer l'origine que je vais indiquer ; mais, en les réunissant en plusieurs groupes, on pourra raisonnablement admettre que toutes celles qui composent chacun d'eux reconnoissent une source commune, lorsque la plupart présenteront des signes évidents d'imitation. Ésope, Horace et Phèdre sont les trois anciens auteurs dont je crois devoir m'occuper en premier sous le rapport de ces recherches....lire la suite.

 
 

Qu'est-ce qu'une fable ?
   Nature de la fable .   Parmi les critiques, les uns voient dans la Fable principalement une vérité morale proposée à la raison; d'autres la considèrent comme une exhortation au bien, offerte dans un discours allégorique à la volonté ; d'autres enfin en font un tableau poétique, parlant surtout à l'imagination et ayant pour objet le beau idéal. De là une foule de définitions et de règles contraires sur l'apologue , selon qu'on l'envisageait exclusivement à l'un de ces trois points de vue. Lire la suite
 

 

 

 
Les fabulistes - Barbe -.


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L'Ecolier et l'Oiseau.


Sur le soir, dans sa chambre, Etienne Friponnin,
( C'était un écolier moins savant que malin.
Que j'en connais de cette sorte ! )
Vit entrer un oiseau... Certes, te voilà pris.
( Il ferme en même tems sa fenêtre et sa porte,)
Tu n'échapperas point. C'est moi qui te le dis.
Je t'aurai. Je te tiens. Mais il faut que je sorte,
Car le soupé m'appelle, et le couvert est mis.
Je vais voir cependant s'il n'est pas quelque fente
Qui puisse à mes yeux te cacher....
Sa main Curieuse et prudente
Dans tous les coins s'empresse de chercher
Fentes et trous pour les boucher.
Puis il sort doucement plein d'espoir et de joie.
Un clin d'œil lui suffit pour faire son repas.
Impatient de retrouver sa proie,
Il monte , ilouvre,il entre, il ne voit rien... Hélas!
Mon Oiseau s'est enfui. Je ne le conçois pas...
Moi, je le conçois bien. C'est par la cheminée,
Ami, que votre Oiseau s'est tiré d'embarras,
Et qu'il vient d'éviter sa triste destinée.
Moralisons. Bien des humains,
Souvent jusqu'à l'excès portent la prévoyance.
Ce sont autant de Friponnins.
La seule chose d'importance ,
Propre à les conduire à leurs fins ,
Est par eux oubliée ; et cette négligence
Fait échouer leurs plus sages desseins.

Barbe.







 

 

 



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