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n jeune Enfant se plaignait autrefois,
Que, quand il cueillait une Rose ,
Il se piquait toujours les doigts.
-En vérité; c'est une étrange chose :
Disait-il en colère,et la nature a tort
De placer une feur si belle
Sur un buisson. De quoi s'avise-t-elle?
Pour moi, je la blâme très-fort.
Taisez vous, jeune nomme peu sage ,
Lui répondit la Rose en son langage ;
(Car tout parlait alors , fruits, arbrisseaux et fleurs. )
Le plaisir ne va point sans peine :
Il exige des soins. Celle règle est certaine.
Vous dois-je mon éclat et mes belles couleurs ?
Je vous les cède sans murmure.
Mais permettez au moins que la nature,
En vous comblant de ses faveurs,
Mette un léger obstacle à vos vives ardeurs.
La réprimande était juste. A la Rose;
Tout parlement donnerait gain de cause.
Quant au jeune homme, il n'avait pas raison.
Sa petite colère était hors de saison,
Ses plaintes étaient indécentes.
Au lieu de se livrer à sa mauvaise humeur,
Il devait écarter les épines piquantes
Avant que d'arracher la fleur.
Sans peine et sans travail obtenir le bonheur,
Est un droit dont le ciel ne fait part à personne.
La nature vend tout, rarement elle donne.
Les fables de (Le Père) Philippe Barbe:
Les deux Enfans
Le Voyageur et le Poirier
La Poule et le jeune Coq
L'Enfant mis sur la table
L'enfant et la Rose
L'Enfant et le Léopard en peinture
L'Ecolier et L'Oiseau
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




