Cette première édition ne comprenoit que les six premiers livres des fables, et celles-ci sont au nombre de 124. On ne s'attend pas, je l'espère, à me voir justifier pour chacune d'elles les raisons qui me déterminent à leur attribuer l'origine que je vais indiquer ; mais, en les réunissant en plusieurs groupes, on pourra raisonnablement admettre que toutes celles qui composent chacun d'eux reconnoissent une source commune, lorsque la plupart présenteront des signes évidents d'imitation. Ésope, Horace et Phèdre sont les trois anciens auteurs dont je crois devoir m'occuper en premier sous le rapport de ces recherches....lire la suite.
Qu'est-ce qu'une fable ?
Nature de la fable .
Parmi les critiques, les uns voient dans la Fable principalement une vérité morale proposée à la raison; d'autres la considèrent comme une exhortation au bien, offerte dans un discours allégorique à la volonté ; d'autres enfin en font un tableau poétique, parlant surtout à l'imagination et ayant pour objet le beau idéal. De là une foule de définitions et de règles contraires sur l'apologue , selon qu'on l'envisageait exclusivement à l'un de ces trois points de vue. Lire la suite
Turpem quidam ac maie sordidam ancillam ardebat suam, et poscenti praebebat cuncta paratissime; quae abuudans auro, tenuemque filo trahens circa suras purpuram, quavis occasione pugnam dominae familias conserebat.
Venerem autem utpote felicitatis auctorem incensis lychnis honorabat, et, nulla non die sacrificans, precabatur , suppli-cabat, rogabat, donec tandem ambobus una dormientibus adstitit per somnos dea ; et, ancillae visa ante oculos, « Ne mihi « gratiam referas quasi te pulcram fecerim : isti » inquit, « succenseo cui pulcra videris ».
Quicumque turpibus gaudet ut pulcris, est divinitus mente percussus nec integer animi.