R
ien n'est si bon qu'un protecteur.Au plus chétif le patronage
Donne une certaine valeur.
Souvent le nom d'un grand seigneur
Fit tout le succès d'un ouvrage.
Ainsi profite la faveur
A quiconque veut s'y soumettre ;
Et nous portons au serviteur
Le respect qu'on porte à son maître.
Un Arabe contait que prés du logement
Où l'Ane d'un Pacha faisait sa résidence,
Un pauvre homme vendait des dattes au passant
Pour l'animal c'était, je pense,
Un repas confortable, un mets des plus exquis.
Las de n'avoir qu'en espérance
Ce mets délicieux que sans peine il eût pris,
Une fenêtre aidant, l'Ane allonge sa langue,
Des dattes du marchand dîne ainsi sans façon
Malgré ses cris et sa harangue.
Celui-ci saisit un bâton
En veut frapper le personnage.
Quelqu'un entendant ce tapage:
Enlève tes dattes d'ici,
Dit-il, et ne fais pas tant de bruit, mon ami.
Laisse en paix ce baudet et que tes mains profanes
N'exercent pas sur lui de mauvais traitements.
Apprends que même dans leurs ânes
On doit respecter les puissants.
L'Enfant et le Chat .
L'Arabe et son Fils.
Esope et les Animaux.
Le Boeuf-gras .
La Source.
Le Ballon.
L'Aveugle et le Passant.
La Créole . (poésie)
L'Ane du Pacha.
Les Ours et l'Ecureuil.
Le Jeune Homme et les Roses.
Le Tarin et la Grenouille.
La Moisson.
La Souris voyageuse.
La Chèvre et la Vache.
La Cloche.
Le Singe et l'Huître.
Le Morceau de Sucre.
Les Chapons et la Poule.
Le Pigeon.
Notice de F. Cazamian -professeur au lycée de l'Ile de la Réunion.
Ouevres poétiques de Etienne Azéma - 1877.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by









"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




