Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
Les fabulistes, L'Abbé Jean-Louis Aubert.
L'Abbé Aubert.
Aubert, "l'Abbé Jean-Louis", fabuliste et critique est né le 15 février 1731 et mort le 10 novembre 1814. Il écriva quelques fables dans le Mercure de france. Aubert, fut un critique plein de goût, d'érudition. Rédacteur en chef pendant plusieurs années du feuilleton des Affiches de la province et de Paris, puis au journal des beaux-arts .
Ses plus beaux écrits ont paru sous le titre de Fables et Oeuvres diverses à Paris en 1774.
Au sujet de ses fables Voltaire lui écrit la lettre suivante: "J'ai lu vos fables avec tout le plaisir qu'on doit sentir quand on voit la raison ornée des charmes de l'esprit. Il y en a qui respire la philosophie la plus digne de l'homme.....
....De telles fables sont du sublime, écrits avec naïveté. Vous avez le mérite du style, celui de l'invention, dans un genre où tout paraissait avoir été dit." Voltaire.
Si l'amour libre est un feu violent,
L'amour que l'on gêne est bien pire. le Moineau-franc.
L'Amour polit le caract ère,
Epure l'ame, y sème les vertus.
On prend
pour lui certain fils de Vénus,
Qui n'en est cependant qu'une image
grossière.
Le véritable Amour, celui qui dans nos coeurs
Rappelle nos
devoirs, les guide, les éclaire,
Est fils de la Raison et le père des
Moeurs. les Voeux.
... L'amour est un enfant gâté,
Toujours impatient d'atteindre
Aux
objets qu'on refuse à son avidité.
Leur prix se perd à l'instant qu'on lui
cède,
Et le refus leur donnait mille appas.
Il est de glace aux trésors
qu'il possède;
Il est de feu pour tout ce qu'il n'a pas. les
deux Moineaux.
L'amitié n'est chez nous qu'un goût dont on se lasse,
Un noeud qu'use le
temps, un caprice qui passe. les deux Pigeons.
L'amitié disparaît où l'égalité cesse. Fanfan et Colas.