Origines des fables .

Cette première édition ne comprenoit que les six premiers livres des fables, et celles-ci sont au nombre de 124. On ne s'attend pas, je l'espère, à me voir justifier pour chacune d'elles les raisons qui me déterminent à leur attribuer l'origine que je vais indiquer ; mais, en les réunissant en plusieurs groupes, on pourra raisonnablement admettre que toutes celles qui composent chacun d'eux reconnoissent une source commune, lorsque la plupart présenteront des signes évidents d'imitation. Ésope, Horace et Phèdre sont les trois anciens auteurs dont je crois devoir m'occuper en premier sous le rapport de ces recherches....lire la suite.

 
 

Qu'est-ce qu'une fable ?
   Nature de la fable .   Parmi les critiques, les uns voient dans la Fable principalement une vérité morale proposée à la raison; d'autres la considèrent comme une exhortation au bien, offerte dans un discours allégorique à la volonté ; d'autres enfin en font un tableau poétique, parlant surtout à l'imagination et ayant pour objet le beau idéal. De là une foule de définitions et de règles contraires sur l'apologue , selon qu'on l'envisageait exclusivement à l'un de ces trois points de vue. Lire la suite
 

 

 

 
Les fabulistes, L'Abbé Jean-Louis Aubert.


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La Rose.


L' 'haleine des zéphirs et les pleurs de l'Aurore,
Sous un ciel azuré venaient de faire chlore
Une Rose déjà digne du plus beau sein ,
Digne qu'un jeune amant l'y plaçât de la main.
Flore, avec un souris, admire son ouvrage.
Dans ce bouton épanouï,
Qui flate l'odorat, dont l'œil est éblouï,
Dont l'éclat doit fixer le papillon volage.
Pâris eût à Junon trouvé mille beautés.
Si Junon eût alors à ses yeux enchantés
Fait briller cette fleur nouvelle;
Vénus en eût aussi paru cent fois plus belle:
Mais toute fleur manquait aux trois Divinités.
Un Berger, galant personnage ,
Galant, discret, et rien de mieux ,
Vit, en cueillant des fleurs, le bouton précieux.
Ce serait, disait-il, dommage
D'aller à présent le flétrir:
Cette fleur s'ouvre à peine aux baisers du zéphir :
Laissons-la jusqu'au soir déployer davantage
Les trésors qu'elle cache en son sein fortuné.
Cet homme assurément n'avait pas grand génie.
Le soir vint, il fut étonné
De trouver la Rose flétrie.
Maint frêlon étourdi, moins que lui délicat.
En avait passé son envie.
De leur reste il fallut, pour punir sa folie
Que le galant s'accommodât.


 

 






 

 

 



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