P
our la première fois , dans une basse-cour,
De volaille en tout genre abondamment peuplée,
Un paon s'introduisit un jour :
Le voilà gui déploie et cache tour à tour
Les brillantes couleurs de sa queue étoilée.
" Bel oiseau de Junon , lui dit un coq alors ,
Pourquoi de ton divin plumage
Nous voiler parfois les trésors ?
A ta rare beauté nous rendons tous hommage
Sans en paraître humiliés.
— Je suie, répond le paon, fier d'un pareil suffrage ;
Mais je deviens modeste en songeant à mes pieds. "
Quels que soient les talens dont la faveur céleste.
Ait daigné composer ton lot,
Loin de t'en prévaloir, ô mortel ! sois modeste :
L'être le plus parfait n'a-t-il pas son défaut ?
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Les fables d'Agniel :
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




