C
e croyant sans témoins, le berger
Golinet Dans un pré bien touffu conduisit son baudet,
Où le gaillard trouva de quoi paître à son aise.
On doit juger si le régal fut bon!
Il s'en donna , Dieu sait! Mais voici maître Biaise ;
Dans son pré qu'il ravage il aperçoit l'ânon,
Et, s'armant soudain d'un bâton,
Il fond sur ranimai, il le rosse, il l'échine.
L'ânon, les pieds en l'air, lui crie : » A quel propos
Me frapper de la sorte et me rompre l'épine
Du dos?
Un pareil traitement a droit de me confondre ;
Suis-je ici venu seul ? C'est Golinet, c'est lui
Qui, le fouet a la main, m'amena paître ici :
Que ne lui parlez-vous? Il pourra vous répondre, "
Mais le berger s'étoit enfui. "
Tu vas payer pour ton complice,
Répond Biaise, en frappant de nouveau sur l'ânon. »
Il expira sous le bâton....
C'est ainsi trop souvent que les grands font justice.
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Les fables d'Agniel :
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




