e Médecin Tant-pis allait voir un malade
Que visitait aussi son confrère Tant-mieux ;
Ce dernier espérait, quoique son camarade
Soutînt que le gisant irait voir ses aïeux.
Tous deux s'étant trouvés différents pour la cure,
Leur malade paya le tribut à Nature,
Après qu'en ses conseils Tant-pis eut été cru.
Ils triomphaient encor sur cette maladie.
L'un disait : il est mort, je l'avais bien prévu.
- S'il m'eût cru, disait l'autre, il serait plein de vie.
Comme telle, elle est même parfaite, et elle figurerait très-bien parmi les épigrammes de Rousseau.
Pline le jeune vante quelque part un poète comique de son temps, très-heureux, dit-il, dans le choix des noms qu'il invente ( Epist. L. VI. ep.21. ad Canin). Cet éloge, appliqué à La Fontaine, lui con vient parfaitement. Il a créé, pour l'apologue, un Vocabulaire nou veau. Molière en avoit fait autant pour la comédie ; mais il y a, dans la nomenclature de l'un et de l'autre, la même différence que dans le genre. Les traits de la comédie sont ceux de la satyre : les jeux de l'apologue sont ceux d'un enfant malin. Ainsi le Diaphoirus de Molière devient Médecin Tant-pis de La Fontaine.
Si les surnoms plaisants, donnes aux deux esculapes, appartien nent au fabuliste, l'anecdote elle-même pourroit tenir à l'histoire. Les satyres de Boileau ont immortalisé une de ses belles-soeurs, sans mal toujours malade, que visitoient deux médecins, dont l'un M. Perrault, étoit pour elle le Médecin Tant-pis; l'autre , M. Rainsaut, étoit le Médecin Tant-mieux.
(*) Esope a deux fables sous le même titre : le Médecin et le Malade , fab. 31, et le Malade et le Médecin , qui se rapproche plus que la première du sujet de notre Apologue français.
A Madame de Montespan.
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Le Mal Marié
Le Rat qui s'est retiré du monde
Le Héron, la Fille
Les Souhaits
La Cour du Lion
Les Vautours et les Pigeons
Le Coche et la Mouche
La Laitière et le Pot au lait
Le Curé et le Mort
L'Homme qui court après la Fortune et l'Homme qui l'attend dans son lit
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L'Ingratitude et l'Injustice des hommes envers la fortune
Les Devineresses
Le Chat, la Belette, et le petit Lapin
La Tête et la Queue du serpent
Un Animal dans la lune
Commentaires et analyses des fables : Chamfort et Mns. Guillon -
Illustrées par J.J. Granville.
A lire "les origines des fables de La Fontaine par : A. C. M. Rober ."
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