u fond d'un antre sauvage,
Un Satyre et ses enfants
Allaient manger leur potage
Et prendre l'écuelle aux dents.
On les eût vus sur la mousse
Lui, sa femme, et maint petit ;
Ils n'avaient tapis ni housse,
Mais tous fort bon appétit.
Pour se sauver de la pluie,
Entre un Passant morfondu.
Au brouet on le convie :
Il n'était pas attendu.
Son hôte n'eut pas la peine
De le semondre deux fois ;
D'abord avec son haleine
Il se réchauffe les doigts.
Puis sur le mets qu'on lui donne
Délicat il souffle aussi ;
Le Satyre s'en étonne :
Notre hôte, à quoi bon ceci ?
- L'un refroidit mon potage,
L'autre réchauffe ma main.
- Vous pouvez, dit le Sauvage,
Reprendre votre chemin.
Ne plaise aux Dieux que je couche
Avec vous sous même toit.
Arrière ceux dont la bouche
Souffle le chaud et le froid !
Le Pot de terre et le Pot de fer
Le petit Poisson et le Pêcheur
Les Oreilles du Lièvre
Le Renard ayant la queue coupée
Le Satyre et le Passant
Le Cheval et le Loup
La Vieille et les deux Servantes
Le Laboureur et ses Enfants
La Montagne qui accouche
La Fortune et le jeune Enfant
Les Médecins
La Poule aux oeufs d'or
L'Ane portant des reliques
Le Cerf et la Vigne
Le Serpent et la Lime
Le Lièvre et la Perdrix
L'Aigle et le Hibou
Le Lion s'en allant en guerre
L'Ours et les deux Compagnons
L'Ane vêtu de la peau du lion
Commentaires et analyses des fables : Chamfort et Mns. Guillon -
Illustrées par J.J. Granville.
A lire "les origines des fables de La Fontaine par : A. C. M. Rober ."
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Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
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