Skip to: Site menu | Main content

 
 
-- --- .


Jean de la Fontaine  Fables  Contes  Ils disent    Proverbes  Théatre  Lettres  Poésies  Chronologie  Fonds d'écran Epitaphe 
Livres : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12

Le Rat de ville et le Rat des champs.  

Autrefois le Rat de ville
Invita le Rat des champs,
D'une façon fort civile,
A des reliefs d'Ortolans*.
Sur un Tapis de Turquie*
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.
Le régal fut fort honnête,
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu'un troubla la fête
Pendant qu'ils étaient en train.
A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le Rat de ville détale ;
Son camarade le suit.
Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne* aussitôt ;
Et le citadin de dire :
Achevons tout notre rôt.
- C'est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi :
Ce n'est pas que je me pique
De tous vos festins de Roi ;
Mais rien ne vient m'interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi* du plaisir
Que la crainte peut corrompre.

 

Note sur la fable :

Fable  : La souris du logis et la souris du désert
Fable Esope :    D'un Rat de Ville, et d'un Rat de Village
Les fables en chansons : Le Rat de la Ville et le Rat des Champs.
Les fables en chansons : Le Rat de ville et le Rat des Champs.

Note sur la fable :

*ortolans : oiseau très gras et dont la chair est succulente.
*Turquie : tapis fabriqués à la Savonnerie ou au Gobelin imitant ceux de Turquie.
*en campagne : en mouvement.
*fi : exclamation signifiant le mépris, l'aversion.
*corrompre : altérer, gâter. La Fontaine nous livre , ici une fable assez impersonnelle.
Horace - sattires -

Commentaires et analyses des fables de Jean La Fontaine par Chamfort . 1796.

V. 27. Fi. Espèce d'interjection qu'on n'emploie que proverbiale­ment et dans le style très familier.

Commentaires et observations diverses de MNS Guillon sur les fables de La Fontaine... - 1803.

(1) Autrefois le Rat de ville
Invita , etc. Dans Horace, c'est le Rat des champs qui invite le Rat de ville. La Fontaine me paroît avoir mieux saisi les con venances , en donnant au citadin l'initiative de la politesse ; au reste, cette légère différence ne fait rien à la conduite de la fable, ni à la morale du dénouement.
(2) Sur un tapis de Turquie. Ce seul mot suffit à La Fontaine pour donner l'idée la plus étendue de l'appartement où le sybarite a reçu son convive, comme dans le vers précédent il avoit su exprimer la magnificence du festin par ces reliefs d'ortolans,
morceaux faits pour la table des Rois.
(3) Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis. Horace fait de son Rat un épicurien qui disserte longuement sur la nature du plaisir et du bonheur. I La Fontaine se contente de donner aux deux hôtes un grand appétit. Il a vu que dans l'apologue la philosophie ne tenoit point école, et n'avoit droit de se montrer que sous le masque et en passant. La fable d'Horace est un chef-d'œuvre sans doute ; celle de La Fontaine n'en est pas moins supérieure , et l'on peut ap pliquer à celle-ci le vers du Lyrique latin : O mat ré pulchrd filia pulchrior !
(4) Fi du plaisir. Cette expression ne paroîtroit triviale qu'à ceux qui perdroient de vue les acteurs de cette jolie scène.


  Des fabulistes et des conteurs :

 
- Fabularum.net
Pour les amoureux de Jean de la Fontaine, un site où vous pourrez lire ses fables en Anglais et en Italien à visiter . Bon surf.

  Jean-Pierre Claris de Florian :   Jean-Pierre Claris de Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l'âge de deux ans.
     Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
  Etienne Fumars :
Etienne Fumars, fabuliste français, né près de Marseille, le 22 Octobre 1743, décédé en 1806 à Copenhague. Professeur des belles-lettres françaises à l'Université de Kiel de cette ville. Auteur de fables et de poésies diverses
   Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES :      Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES , dame), femme poète, née à Douai, en 1787 , fut d'abord cantatrice (1806 à 1817) en province et à l'Opéra-Comique.
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. — Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet.
    Marie-Catherine Le Jumel de Barneville : ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui.
   Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685.
  La fable : Le Corbeau et le Renard expliquée par Jean-Jacques Rousseau.   Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; de ces cinq ou six je prends pour exemple la première (1) de toutes , parce que c'est celle dont la morale est le plus de tout âge, celle que les enfants saisissent le mieux, celle qu'ils apprennent avec le plus de plaisir, enfin celle que pour cela même l'auteur a mise par préférence à la tête de son livre. lire la suite...
 
Chateaudecartes.fr - Un site dédié aux cartes postales et aux chromos dont quelques unes sont en rapport avec nos fabulistes.
Vous aimez ce site, une minute pour souscrire au flux RSS Shanaweb.net.