près que le Milan, manifeste voleur,
Eut répandu l'alarme en tout le voisinage
Et fait crier sur lui les enfants du village,
Un Rossignol tomba dans ses mains, par malheur.
Le héraut du Printemps lui demande la vie :
Aussi bien que manger en qui n'a que le son ?
Ecoutez plutôt ma chanson ;
Je vous raconterai Térée et son envie.
- Qui, Térée ? est-ce un mets propre pour les Milans ?
- Non pas ; c'était un Roi dont les feux violents
Me firent ressentir leur ardeur criminelle :
Je m'en vais vous en dire une chanson si belle
Qu'elle vous ravira : mon chant plaît à chacun.
Le Milan alors lui réplique :
Vraiment, nous voici bien : lorsque je suis à jeun,
Tu me viens parler de musique.
- J'en parle bien aux rois.- Quand un roi te prendra,
Tu peux lui conter ces merveilles.
Pour un milan, il s'en rira :
Ventre affamé n'a point d'oreilles
- Analyses : Chamfort 1796
- MSN. Guillon 1803.
- Livre : IXème.
V. 1. Après que le Milan, etc. .
Cet Apologue est bien inférieur au précédent. La seule moralité qui en résulte, ne tend qu'à épargner au malheureux opprimé quelques prières inutiles que le péril lui arrache. Cela n'est pas d'une grande importance.
V. 4.... Tomba dans ses mains , etc. . .
C'est une métaphore, pour dire, en son pouvoir ; autrement d faudrait, dans ses griffes.
Pas notée.
La Tortue et les deux Canards
Les Poissons et le Cormoran
L'Enfouisseur et son Compère
Le Loup et les Bergers
L'Araignée et l'Hirondelle
La Perdrix et les Coqs
Le Chien à qui on a coupé les oreilles
Le Berger et le Roi
Les Poissons et le Berger qui joue de la flûte
Les deux Perroquets, le Roi, et son fils
La Lionne et l'Ourse
Les deux Aventuriers et le Talisman
Discours à Monsieur le Duc de La Rochefoucault
Le Marchand, le Gentilhomme, le Pâtre, et le Fils de roi
Commentaires et analyses des fables : Chamfort et Mns. Guillon -
Illustrées par J.J. Granville.
A lire "les origines des fables de La Fontaine par : A. C. M. Rober ."
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by











"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




