e Lion dans sa tête avait une entreprise.
Il tint conseil de guerre, envoya ses Prévots,
Fit avertir les animaux :
Tous furent du dessein, chacun selon sa guise.
L'Eléphant devait sur son dos
Porter l'attirail nécessaire
Et combattre à son ordinaire,
L'Ours s'apprêter pour les assauts ;
Le Renard ménager de secrètes pratiques,
Et le Singe amuser l'ennemi par ses tours.
Renvoyez, dit quelqu'un, les Anes qui sont lourds,
Et les Lièvres sujets à des terreurs paniques.
- Point du tout, dit le Roi, je les veux employer.
Notre troupe sans eux ne serait pas complète.
L'Ane effraiera les gens, nous servant de trompette,
Et le Lièvre pourra nous servir de courrier.
Le monarque prudent et sage
De ses moindres sujets sait tirer quelque usage,
Et connaît les divers talents :
Il n'est rien d'inutile aux personnes de sens.
La manière dont le roi distribue les emplois de sou armée est très-ingénieuse; ces quatre vers qui expriment la moralité de cette fable sont excellens, et le dernier surtout est parfait.Le monarque prudent et sage,
De ses moindres sujets sait tirer quelque usage ,
Et connaît les divers talens.
IL n'est rien d'inutile aux personnes de sens.
Le Pot de terre et le Pot de fer
Le petit Poisson et le Pêcheur
Les Oreilles du Lièvre
Le Renard ayant la queue coupée
Le Satyre et le Passant
Le Cheval et le Loup
La Vieille et les deux Servantes
Le Laboureur et ses Enfants
La Montagne qui accouche
La Fortune et le jeune Enfant
Les Médecins
La Poule aux oeufs d'or
L'Ane portant des reliques
Le Cerf et la Vigne
Le Serpent et la Lime
Le Lièvre et la Perdrix
L'Aigle et le Hibou
Le Lion s'en allant en guerre
L'Ours et les deux Compagnons
L'Ane vêtu de la peau du lion
Commentaires et analyses des fables : Chamfort et Mns. Guillon -
Illustrées par J.J. Granville.
A lire "les origines des fables de La Fontaine par : A. C. M. Rober ."
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




