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Les 12 livres de Jean de la Fontaine : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7 - 8 - 9 - 10 - 11 - 12
Jean de La Fontaine vu par .... 

Maucroix
    *** Dieu, par sa miséricorde le veuille mettre en son saint repos. C' était l'âme la plus sincère et la plus candide que j'ai jamais connue : jamais de déguisement, je ne sais s'il a menti en sa vie ; c'était au reste un bel esprit capable de tout ce qu'il voulait entreprendre. Ses fables, au sentiments des plus habiles ne mouront jamais et lui feront honneur dans la postérité.

     *** La Fontaine n'est plus !
Il n'est plus ! et avec lui ont disparu les jeux badins, les ris folâlres, les grâces naïves et les doctes Muses. Pleurez, vous tous qui avez reçu du ciel un coeur et un esprit capables de sentir tous les charmes d'une poésie élégante, naturelle et sans apprêt : il n'est plus cet homme à qui il a été donné de rendre la négligence même de l'art préférable à son poli le plus brillant! Pleurez donc, nourrissons des Muses; ou plutôt, nourrissons des Muses, consolez-vous: la fontaine vit tout entier, et vivra éternellement dans ses immortels écrits. Par l'ordre des temps, il appartient aux siècles modernes; mais par son génie il appartient à l'antiquité, qu'il nous retrace dans tout ce qu'elle a d'excellent. Usez-le, et dites si Anacréon a su badiner avec plus de grâce; si Horace a paré la philosophie et la morale d'ornements poétiques plus variés et plus attrayants; si Térence a peint les moeurs des hommes avec plus de naturel et de vérité; si Virgile enfin a été plus touchant et plus harmonieux '. »

Fénelon
     *** LOUISON - Je vous dirai, si vous voulez, pour vous désennnuyer, le conte de Peau d'Ane, ou bien la fable du Corbeau et du Renard, qu'on m'a apprise depuis peu.
MOLIERE - Le malade imaginaire -

Laharpe.
    *** " Vous retrouvez dans tous ses ouvrages, dit-il, cette sensibilité , l'âme de tous les talens ; non celle qui est vive, impétieuse , énergique, passionnée, et qui doit animer la tragédie ou l'épopée, et tous les grands ouvrages de l'imagination ; mais cette sensibilité douce et naïve qui convient si bien au genre d'écrire que La Fontaine avait choisi ; qui se fait apercevoir à tout moment dans ses ouvrages, sans qu'il paraisse y penser, et joint à tous les àgrémens qui s'y rassemblent un nouveau charme plus attachant encore que tous les autres. Quelle foule de sentimens aimables répandue dans ses écrits! Comme on y trouve l'épanchement d'une âme pure, et l'effusion d'un bon cœur! Avec quel intérêt il parle des attraits de la solitude et des douceurs de L'amitié ! Qui ne voudrait être l'âme de l'homme qui a fait la fable des Deux Amis? Se lassera-t-on jamais de relire celle des Deux Pigeons ce morceau dont l'impression est si délicieuse, à qui peut-être l'on donnerait la palme sur tous les ouvrages de La Fontaine, si parmi tant de chefs-d'oeuvre on avait la confiance de juger ou le courage de choisir ?
qu'elle est belle cette fable! qu'elle est touchante !
que ces deux Pigeons sont un couple charnant !
quelle tendresse éloquente dans leurs adieux !
Quel intérêt dans les aventures du Pigeon voyageur !
quel plaisir dans leur réunion !
Et lorsqu'en-suite le fabuliste finit par un retour sur lui-même, qu'il regrette et redemande les plaisirs qu'il a goûtés dans l'amour, quelle tendre mélancolie ! quel besoin d'aimer ! On croit entendre les soupirs de Tibulle."




 

A lire aussi :

*** Alphonse de Lamartine : " On me faisait bien apprendre aussi par coeur quelques fables de La Fontaine; mais ces vers boiteux, disloqués, inégaux, sans symétrie ni dans l'oreille ni sur la page, me rebutaient...."
*** L'Abbé Guillon - Observations diverses sur les fables de La Fontaine.   J'offre aux admirateurs de La Fontaine, par conséquent à tous les âges et à toutes les conditions, un Ouvrage qui m'aurait épargné bien des recherches et procuré de douces jouissances, s'il eût été fait avant moi. Corneille, Racine, Despréaux, Molière, Malherbe lui-même, ont eu leurs Com- mentateurs ; comment se fait-il que La Fontaine n'en ait pas eu?  - ( voir les fables).
*** Sébastien-Roch-Nicolas Chamfort - Notes sur les fables de La Fontaine.   Le plus modeste des écrivains , La Fontaine, à lui-même, sans le savoir, fait son éloge, et presque son apothéose, lorsqu'il a dit que, Si l'apologue est un présent des hommes, Celui qui nous l'a fait mérite des autels. -  ( voir les fables).
*** M. Decampe. - Observations et réflexions critiques sur le genre de l'apologue , et en particulier sur les fables de La Fontaine - J'entrepris, il y a de cela bien longtemps, dans l'intérêt de mes élèves et pour ma propre instruction, un examen critique et détaillé du plus étonnant ouvrage de poésie dont se glorifie notre langue .
*** A. C. M. Robert, les sources où La Fontaine a puisé les sujets de ses fables - Conjonctures sur les sources où La Fontaine a puisé les sujets de ses fables. Les hommes éclairés qui commencèrent les recherches dont je présente aujourd'hui le résultat s'étoient proposé de mettre les lecteurs à même de comparer les différentes manières dont on avoit traité l'apologue, suivant la diversité des temps, des lieux et des personnes; mais ils avoient bien senti que cette tache seroit impossible à remplir...
*** Notice sur les fabulistes par A. C. M. Robert conservateur de la bibliothèque de sainte geneviève. 1825 . La Fontaine ne s'est pas donné pour l'inventeur des fables qui portent son nom ; il les a intitulées : Fables choisies , mises en vers. Ce ne serait donc pas vouloir lui ravir une partie de sa gloire que de chercher les sources où il a puisé ...


Autres maximes et citations

 

Articles et fabulistes à voir...
Portrait biographique de Jean de La Fontaine . Sa jeunesse.
— Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment. Quelques livres de piété prêtés par un chanoine de Soissons ayant ému son imagination, il crut d'abord qu'il avait du goût pour l'état ecclésiastique ; et, vers sa vingtième année, il entrait à l'institut de l'Oratoire, puis au séminaire de Saint-Magloire, à Paris1. Mais il s'aperçut vite de sa méprise, et en 1641 revint chez son père, la suite....

La continuation des Mille et une Nuits.
Avant de parler de la continuation des Mille et une Nuits qu’on publie aujourd’hui, il est nécessaire de dire quelque chose de l’original arabe, et de la partie déjà traduite par M. Galland.
Les manuscrits complets des Mille et une Nuits sont rares, non-seulement en Europe, mais même en Orient ; et tous ne se ressemblent pas exactement. La Bibliothèque Impériale de Paris possède deux exemplaires des Mille et une Nuits, qui sont tous deux fort incomplets. la suite ...

La Moralité de chaque Fable de La Fontaine développée et prouvée par un trait historique ou biographique.
En publiant le La Fontaine en action, nous n'avons qu'un but, c'est de vulgariser l'admirable morale des maximes du grand fabuliste, en les appuyant d'un exemple qui les fixe plus facilement et plus profondément dans l'esprit des jeunes gens ; c'est en un mot de leur venir en aide pour qu'ils fassent d'eux-mêmes l'application de la règle, et profitent des excellents conseils de cet écrivain immortel. Les exemples choisis, se rapportant pour la plupart aux grands faits historiques , la suite....

Origine des fables de Jean de la Fontaine.
Je n'hésiterais donc pas à regarder comme empruntés par La Fontaine tous les sujets qu'il renferme et que l'on retrouve dans les six premiers livres de notre fabuliste, si Phèdre et Horace n'en réclamaient pas un certain nombre : ce n'est pas sans balancer que j'indique les quatre fables suivantes comme ayant leurs sources dans les satires et dans les épîtres du lyrique latin.. la suite....

Franc-Nohain:
Maurice Étienne Legrand, dit Franc-Nohain, né le 25 octobre 1872 à Corbigny et mort le 18 octobre 1934 à Paris, avocat, sous-préfet, écrivain, librettiste, poète.
Il choisit Nohain comme nom en hommage au cours d'eau traversant Donzy, lieu de ses vacances d'enfance. Avec André Gide et Pierre Louÿs , il fonde "Potache revue" la suite.... .

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