La vie de Jean de La Fontaine.   

Mon principal but est toujours de plaire.
a écrit : Jean de La Fontaine.

  L'oeuvre de Jean de La Fontaine est restée très populaire, même des siècles après sa mort. Avec une vie pleine d'imprévus, de déboires, de joies et et de fantaisies, La Fontaine devint une légende. Beaucoups de bibliographes lui prêtèrent divers qualificatifs : distrait, manquant d'esprit pratique, d'assiduité, rêveur, charmeur etc... La vérité aurait suffit comme il l'avoua lui-même dans ses quelques vers :


*** "J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien
Qui ne me soit souverain bien,
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"

  *** Dans la dernière fable de son Livre XII "

*** Le Juge arbitre, l' Hospitalier et le Solitaire"
La Fontaine écrit :

" Cette leçon sera la fin de ces Ouvrages :
Puisse-t-elle être utile aux siècles à venir !
Je la présente aux Rois, je la propose aux Sages :
Par où saurais-je mieux finir ?"

*A sa mort, on découvrit que Jean de la Fontaine portait sur lui un cilice (*).

* Au sujet de  Jean de La Fontaine:

En dépit de lui-même ( La Fontaine ) il s'est placé au-dessus d'eux ( Phèdre et Ésope).

La Fontaine se croyait véritablement inférieur aux anciens fabulistes. Voici ce qu'il dit de ses fables, comparativement a celles de Phèdre : " On ne retrouvera pas ici l'élégance ni l'extrême brièveté qui rendent Phèdre recommandable; ce sont des qualités au-dessus de ma portée. " Cette injustice du génie envers lui-même faisait dire à Fontanelle : « C'est par bétise qu'il préfère les fables de Phèdre aux siennes.»

"Oeuvres d'Antoine Vincent Arnault - 1825."

 


Jean de La Fontaine et ses fables vus par...

Alphonse de Lamartine : " On me faisait bien apprendre aussi par coeur quelques fables de La Fontaine; mais ces vers boiteux, disloqués, inégaux, sans symétrie ni dans l'oreille ni sur la page, me rebutaient...."

Observations diverses sur les fables de La Fontaine.   J'offre aux admirateurs de La Fontaine, par conséquent à tous les âges et à toutes les conditions, un Ouvrage qui m'aurait épargné bien des recherches et procuré de douces jouissances, s'il eût été fait avant moi. Corneille, Racine, Despréaux, Molière, Malherbe lui-même, ont eu leurs Com- mentateurs ; comment se fait-il que La Fontaine n'en ait pas eu?  L'Abbé Guillon  - ( voir les fables).

Notes sur les fables de La Fontaine.   Le plus modeste des écrivains , La Fontaine, à lui-même, sans le savoir, fait son éloge, et presque son apothéose, lorsqu'il a dit que, Si l'apologue est un présent des hommes, Celui qui nous l'a fait mérite des autels. par  Sébastien-Roch-Nicolas Chamfort  -  ( voir les fables).

Observations et réflexions critiques sur le genre de l'apologue , et en particulier sur les fables de La Fontaine - J'entrepris, il y a de cela bien longtemps, dans l'intérêt de mes élèves et pour ma propre instruction, un examen critique et détaillé du plus étonnant ouvrage de poésie dont se glorifie notre langue M. Decampe.

Conjonctures sur les sources où La Fontaine a puisé les sujets de ses fables. Les hommes éclairés qui commencèrent les recherches dont je présente aujourd'hui le résultat s'étoient proposé de mettre les lecteurs à même de comparer les différentes manières dont on avoit traité l'apologue, suivant la diversité des temps, des lieux et des personnes; mais ils avoient bien senti que cette tache seroit impossible à remplir... les sources où La Fontaine a puisé les sujets de ses fables

Notice sur les fabulistes par A. C. M. Robert conservateur de la bibliothèque de sainte geneviève. 1825 . La Fontaine ne s'est pas donné pour l'inventeur des fables qui portent son nom ; il les a intitulées : Fables choisies , mises en vers. Ce ne serait donc pas vouloir lui ravir une partie de sa gloire que de chercher les sources où il a puisé ....Notice sur les fabulistes.

Gustave Merlet : Portrait biographique de La Fontaine : Jean de la Fontaine naquit, le 8 juillet 1621, à Château-Thierry. Son père était maître des eaux et forêts, et sa mère, Françoise Pidoux, fille d'un bailli de Coulommiers. Son éducation paraît avoir été fort négligée; on lui laissait lire, à l'aventure, tout ce qui lui tombait sous la main; et, de bonne heure, il prit l'habitude d'obéir à son caprice ou aux impressions du moment.

A lire aussi :
La notice sur la vie de La Fontaine par Honoré Balzac.
La fable et l'aoplogue : Marmontel.





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