tant l' homme au contraire étoit bête !
Tel animal ailleurs, qui n' a ni feu ni lieu,
avoit là son temple et sa fête.
On avoit fait un jour dans le temple du chat
d' un rat blanc et sans tache un pompeux sacrifice.
Le lendemain, c' est le tour du dieu rat :
il faut, pour le rendre propice,
qu' à ses autels un chat périsse.
Maître matou marchoit de festons couronné,
et de prêtres environné.
Du dieu rat jusqu' aux cieux on portoit la loüange.
Strophe, antistrophe, épode, harmonieux ramas :
petits faits et grands mots ; pindarique mélange.
Chacun prioit le dieu de menager sa grange.
Ne nous punissez point des insultes des chats,
disoit-on : que le sang de celui-ci vous vange.
Lui dieu ! Disoit le chat. Et ! Vous n' y pensez pas :
qui suis-je donc moi qui le mange ?
Hier c' étoit pour moi que fumoit l' encensoir ;
aujourd' hui mon trépas vous paroît legitime.
Pourquoi passer ainsi du blanc au noir ?
J' étois dieu ; me voilà victime.
Reproche embarrassant qu' on ne résolut point.
Nous sommes tous d' égypte, et leur mode est la nôtre.
Quels sont nos dieux ? Nos passions,
que suivant les occasions
nous immolons tour à tour l' une à l' autre.
L'Aigle et l'Aiglon.
Le Pellican et l'Araignée.
Le Perroquet.
Le Renard et le Chat.
Le Medecin astrologue.
Le Mocqueur.
Le Chat et la Chauve-souris
La Ronce et le Jardinier.
Les Singes
Les Deux Oracles.
La Pie.
L'Enfant et les Nois.
Le Lynx et la Taupe.
Les deux Songes.
L'Orne et le Noyer.
Les Singes matelots.
La Rose et le Papillon.
Le Caméléon.
Les sacs des Destinées.
Les deux Lezards.
Le Boeuf et le Ciron.
La Lotterie de Jupiter.
Les deux Statues.
La Magicienne.
Les Oiseaux.
Les Dieux d'Egypte.
L'Avare et Minos.
Apollon , Mercure et le Berger.
Le Fromage.
L'Eclipse.
Mercure et les Ombres.
L'Ecrevisse qui se romp la jambe.
L'Huitre.
Le Corbeau et le Faucon.
L'Homme et la Sirène.
L'Asne et le Lièvre.
Les Grillons.
Minos et la Mort .
La montre et le cadran solaire
Les amis trop d'accord.
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"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
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Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



