par monts, par vaux, alloit chercher son pain.
Un vieux corbeau du voisinage,
tout pelé, tout gouteux (le grand âge est mal sain)
se tenoit dans son trou, prêt à mourir de faim.
Le jeune vit un jour un faucon charitable
qui chez le centenaire apportoit à manger.
Eh quoi ! Dit-il ; moi, pauvre diable,
en travaillant beaucoup à peine ai-je à gruger ;
tandis que mon vieux frere assûré de sa table
fait grand chere sans se bouger.
Oh, oh ! Puisque la providence
nous a donné des pourvoyeurs,
je m' en remets à ces messieurs.
Désormais des faucons j' attens ma subsistance.
Le subtil raisonneur agit en conséquence.
Il se tient chez lui clos et coi ;
joüit de sa paresse en attendant de quoi
flater aussi sa gourmandise.
L' apetit vient. Le faucon ne vient pas.
Mon paresseux s' en scandalise ;
mais, content d' en gronder, il n' en fait pas un pas.
Après quelques jours de paresse,
et se sentant faillir le coeur,
il veut sortir ; mais sa foiblesse
l' arrête, et l' insensé meurt enfin de langueur.
Le ciel prétend qu' en son aide on espere :
mais il faut distinguer les cas.
Faites toûjours ce que vous pouvez faire.
La providence est la commune mère.
Fiez-vous-y : mais ne la tentez pas.
L'Aigle et l'Aiglon.
Le Pellican et l'Araignée.
Le Perroquet.
Le Renard et le Chat.
Le Medecin astrologue.
Le Mocqueur.
Le Chat et la Chauve-souris
La Ronce et le Jardinier.
Les Singes
Les Deux Oracles.
La Pie.
L'Enfant et les Nois.
Le Lynx et la Taupe.
Les deux Songes.
L'Orne et le Noyer.
Les Singes matelots.
La Rose et le Papillon.
Le Caméléon.
Les sacs des Destinées.
Les deux Lezards.
Le Boeuf et le Ciron.
La Lotterie de Jupiter.
Les deux Statues.
La Magicienne.
Les Oiseaux.
Les Dieux d'Egypte.
L'Avare et Minos.
Apollon , Mercure et le Berger.
Le Fromage.
L'Eclipse.
Mercure et les Ombres.
L'Ecrevisse qui se romp la jambe.
L'Huitre.
Le Corbeau et le Faucon.
L'Homme et la Sirène.
L'Asne et le Lièvre.
Les Grillons.
Minos et la Mort .
La montre et le cadran solaire
Les amis trop d'accord.
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



