Analyses des fables .  

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 


 

 
Antoine Houdar de La Motte.

 


Antoine Houdar de La Motte.

(1672-1731

    Contrairement à Jean de La Fontaine qui avait imité abondament ses successeurs greco-latin, Antoines de La Motte inventait les thèmes de ses fables en nous faisant une description assez détaillée de son époque. Comme pour défier  son illustre prédécesseur, il inventa les "fables nouvelles" en 1719.

Pour être lu, La Motte inventa ses fables et des sujets nouveaux, il eut raison, dans un discourt préliminaire il s'annonça comme inventeur :
" N'y aurait-il pas quelque justice, dit-il, à me compter, en compensation des beautés qui me man quent , le mérite de l'invention que mon prédéces seur ne s'est pas proposé? Il a donné aux fables anciennes des agrémens tout nouveaux , et si précieux , qu'on ne sait le plus souvent auquel on doit le plus, de l'inventeur ou de l'imitateur. Les embellissemens l'emportent quelquefois de beau coup sur le fonds , quelque ingénieux qu'il puisse être ; mais enfin ce fonds n'est pas a lui. Son esprit n'avait pour ainsi dire qu'une affaire , et débarrassé du soin de l'invention principale . il s'épui sait tout entier sur les ornemens qui ne sont nue les inventions accessoires. Pour moi ( ceci doit m'atti-rer quelque indulgence) , je me suis proposé des vérités nouvelles. A huit ou dix idées près, qui ne m'appartiennent que par des additions , ou par l'usage moral que j'en fais , il a fallu inventer les fables pour exprimer mes vérités , il a fallu , enfin, être tout à la fois l'Esope et le La Fontaine. C'en était sans doute trop pour moi. Il ne serait pas juste d'exiger que j'égalasse ni l'un ni Vautre ; et le public doit être assez content, ce me semble , s'il ne me trouve pas trop loin des deux. "

     De son vrai nom Houdar, La Motte était son surnom. IL fut élu à l'Académie française le 18 Janvie 1710, il remplaça Thomas Corneille au fauteuil 14.

     La Motte-Houdar fut l'un des quatre académiciens (Louis de Sacy, La Motte, Fontenelle et l’abbé Claude Fleury) qui avaient voté l'exclusion définitive de l’abbé de Saint-Pierre de l' Académie. Durant la Régence, en 1718, l’abbé de Saint-Pierre  avait publié "La Polysynodie ou la pluralité des conseils", ouvrage dans lequel il désavouait la politique de Louis XIV, la jugeant despotique.

     Poète et dramaturge fécond, il prit le parti des Modernes, dont il était l'ardent defenseur, contre les Anciens.
     Les dernières années de sa vie il fut atteint de cécité totale, ce qui ne l'empêcha pas de fréquenter les érudits de son époque.

Les fables d'Antoine Houdar de La Motte. Livre I.
Au Roy, la belle et le miroir.
L'Aigle et l'Aiglon.
Le Pellican et l'Araignée.
Le Perroquet.
Le Renard et le Chat.
Le Medecin astrologue.
Le Mocqueur.
Le Chat et la Chauve-souris
La Ronce et le Jardinier.
Les Singes
Les sacs des Destinées.
Les deux Lezards.
Le Boeuf et le Ciron.
La Lotterie de Jupiter.
Les deux Statues.
La Magicienne.
Les Oiseaux.
Les Dieux d'Egypte.
L'Avare et Minos.
Les fables d'Antoine Houdar de La Motte. Livre II.
Les Deux Oracles.
La Pie.
L'Enfant et les Nois.
Le Lynx et la Taupe.
Les deux Songes.

L'Orne et le Noyer.
Les Singes matelots.
La Rose et le Papillon.
Le Caméléon.
Apollon , Mercure et le Berger.
Le Fromage.
L'Eclipse.
Mercure et les Ombres.
L'Ecrevisse qui se romp la jambe.
L'Huitre.
Le Corbeau et le Faucon.
L'Homme et la Sirène.
La montre et le cadran solaire
Les amis trop d'accord.
 


 







 

 

 



 

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