Antoine Houdar de La Motte.(1672-1731).  

  De son vrai nom Houdar, La Motte était son surnom. IL fut élu à l'Académie française le 18 Janvie 1710, il remplaça Thomas Corneille au fauteuil 14. Contrairement à Jean de La Fontaine qui avait imité abondament ses successeurs greco-latin, Antoines de La Motte inventait les thèmes de ses fables en nous faisant une description assez détaillée de son époque. Comme pour défier  son illustre prédécesseur, il inventa les "fables nouvelles" en 1719.

Pour être lu, La Motte inventa ses fables et des sujets nouveaux, il eut raison, dans un discourt préliminaire il s'annonça comme inventeur :
" N'y aurait-il pas quelque justice, dit-il, à me compter, en compensation des beautés qui me man quent , le mérite de l'invention que mon prédéces seur ne s'est pas proposé? Il a donné aux fables anciennes des agrémens tout nouveaux , et si précieux , qu'on ne sait le plus souvent auquel on doit le plus, de l'inventeur ou de l'imitateur. Les embellissemens l'emportent quelquefois de beau coup sur le fonds , quelque ingénieux qu'il puisse être ; mais enfin ce fonds n'est pas a lui. Son esprit n'avait pour ainsi dire qu'une affaire , et débarrassé du soin de l'invention principale . il s'épui sait tout entier sur les ornemens qui ne sont nue les inventions accessoires. Pour moi ( ceci doit m'atti-rer quelque indulgence) , je me suis proposé des vérités nouvelles. A huit ou dix idées près, qui ne m'appartiennent que par des additions , ou par l'usage moral que j'en fais , il a fallu inventer les fables pour exprimer mes vérités , il a fallu , enfin, être tout à la fois l'Esope et le La Fontaine. C'en était sans doute trop pour moi. Il ne serait pas juste d'exiger que j'égalasse ni l'un ni Vautre ; et le public doit être assez content, ce me semble , s'il ne me trouve pas trop loin des deux. "
     De son vrai nom Houdar, La Motte était son surnom. IL fut élu à l'Académie française le 18 Janvie 1710, il remplaça Thomas Corneille au fauteuil 14.
     La Motte-Houdar fut l'un des quatre académiciens (Louis de Sacy, La Motte, Fontenelle et l’abbé Claude Fleury) qui avaient voté l'exclusion définitive de l’abbé de Saint-Pierre de l' Académie. Durant la Régence, en 1718, l’abbé de Saint-Pierre  avait publié "La Polysynodie ou la pluralité des conseils", ouvrage dans lequel il désavouait la politique de Louis XIV, la jugeant despotique.
     Poète et dramaturge fécond, il prit le parti des Modernes, dont il était l'ardent defenseur, contre les Anciens.
     Les dernières années de sa vie il fut atteint de cécité totale, ce qui ne l'empêcha pas de fréquenter les érudits de son époque.

La Mothe Houdard.
Un de nos littérateurs les plus ingénieux. Il n'est pas de genre de poésie dans lequel il ne se soit exercé, la satire exceptée; et certes cette exception lui fait honneur, car peu de personnes ont été puisque lui en butte aux traits des satiriques : tragédies, comédies, épopées, églogues, odes, cantates, opéras , chansons, énigmes, logogriphes et fables, il a fait de tout; mais il ne s'est montré supérieur en rien, parceque l'esprit et la raison ne tiennent pas lieu de génie. Ses fables, trop dépréciées, ne sont pas, à beaucoup près, sans mérite. Elles sont bien pensées; mais le ton dogmatique y domine trop. Fatigant partout, ce ton est surtout insupportable dans les fables, où la leçon doit être cachée sous les formes les plus attrayantes, où ce n'est qu'en égayant le lecteur qu'il est permis de l'endoctriner.

"(Extrait) Oeuvres d'Antoine Vincent Arnault - 1825."



 

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Le Pellican et l'Araignée.
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Le Renard et le Chat.
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