Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 
Jean-Pierre Claris de Florian

  Florian.


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  Le vacher et garde-chasse


Colin gardoit un jour les vaches de son pere ;
Colin n' avoit pas de bergere,
et s' ennuyoit tout seul. Le garde sort du bois :
depuis l' aube, dit-il, je cours dans cette plaine
après un vieux chevreuil que j' ai manqué deux fois
et qui m' a mis tout hors d' haleine.
Il vient de passer par là bas,
lui répondit Colin : mais, si vous êtes las,
reposez-vous, gardez mes vaches à ma place,
et j' irai faire votre chasse ;
je réponds du chevreuil. -ma foi, je le veux bien.
Tiens, voilà mon fusil, prends avec toi mon chien,
va le tuer. Colin s' apprête,
s' arme, appelle Sultan. Sultan, quoiqu' à regret,
court avec lui vers la forêt.
Le chien bat les buissons ; il va, vient, sent, arrête,
et voilà le chevreuil... Colin impatient
tire aussitôt, manque la bête,
et blesse le pauvre Sultan.
à la suite du chien qui crie,
Colin revient à la prairie.
Il trouve le garde ronflant ;
de vaches, point ; elles étoient volées.
Le malheureux Colin, s' arrachant les cheveux,
parcourt en gémissant les monts et les vallées ;
il ne voit rien. Le soir, sans vaches, tout honteux,
Colin retourne chez son pere,
et lui conte en tremblant l' affaire.
Celui-ci, saisissant un bâton de cormier,
corrige son cher fils de ses folles idées,
puis lui dit : chacun son métier,
les vaches seront bien gardées.










 

 

 


   


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