Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
Le jeune homme et le vieillard. De grace, apprenez-moi comment l' on fait fortune,
demandoit à son pere un jeune ambitieux.
Il est, dit le vieillard, un chemin glorieux,
c' est de se rendre utile à la cause commune,
de prodiguer ses jours, ses veilles, ses talents,
au service de la patrie.
-oh ! Trop pénible est cette vie,
je veux des moyens moins brillants.
-il en est de plus sûrs, l' intrigue... -elle est
trop vile,
sans vice et sans travail je voudrois m' enrichir.
-eh bien ! Sois un simple imbécille,
j' en ai vu beaucoup réussir.