Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau. ...lire la suite. La Fontaine a mis a la fin de sa
XVe
fable, intitulée : La Mort et le
Malheureux, une note qui
confirme ce fait, sans que
Despréaux
y soit nommé
...lire la suite. Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants. ...lire la suite.
Proverbes.
" Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre." Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore :
Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée :
Petit homme abat grand chêne.
Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire,
c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour
allumer un incendie.
Parmi les membres de l’honorable tribu arabe de Qurayë, l’on cite Mu‘âwia, le frère de ‘Abdel-Malek ben Marwân.
Un jour Mu‘âwia attendait chez un meunier, à l’une des portes de Damas, son frère le Calife ‘Abdel-Malek. Il observa l’âne du meunier qui tournait la meule, un grelot attaché au cou ; il interrogea le meunier :
-« Pourquoi as-tu accroché au cou de l’âne un grelot ? »
-« Il m’arrive, répondit le meunier, de m’endormir ou d’avoir un petit somme ; si je n’entends plus le tintement du grelot, je sais que l’âne ne tourne plus la meule, alors je le gronde. »
-« Mais dis-moi, interrogea Mu‘âwia, comment sauras-tu si l’âne s’arrête et hoche la tête ainsi ? » et il joignit le geste à la parole.
-« Sire, lui dit le meunier, où trouverai-je un cerveau aussi brillant et intelligent pour mon âne, que le cerveau de Votre Altesse ? »
Fables et Contes
extraits du livre :"Fables et contes traduits de la littérature arabe ancienne"
" Fahd TOUMA" 2001
L'Harmattan (Paris)