Tous les animaux sauvages vinrent lui rendre visite, sauf le renard ; le loup en profita pour le calomnier et raconter des propos mensongers sur son compte.
S’adressant au loup, le lion lui dit :
- « Si le renard se présente, préviens-moi. »
Entre-temps, le renard fut mis au courant des agissements du loup.
Lorsque le renard arriva, le loup avertit le lion. Ce dernier demanda au renard :
- « Où étais-tu, brave cavalier? » Le renard répondit :
- « J’étais parti en quête d’un remède pour Sa Majesté. »
- « Et qu’as-tu trouvé ? » demanda le lion, intéressé.
- « On m’a conseillé le remède suivant : un osselet de la patte du loup. »
Le lion asséna alors un coup de griffe qui mit en sang la patte du loup, mais ne trouva rien.
Le renard s’éclipsa, puis il vit le loup, les pattes couvertes de sang, il lui dit :
- « Ô toi, le loup à la patte rouge de sang, tu ferais mieux, lorsque tu t’assieds chez les rois, de retenir ta langue.»
Extraits du livre "Fables et contes traduits de la littérature arabe ancienne" Fahd TOUMA L'Harmattan - 2001 -
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