Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 

 
Jean-François de LA HARPE.




Jean-François de LA HARPE.


    La Harpe (Jean-François de), célèbre critique français, né à Paris, le 20 novembre 1739, mort à Paris , le 11 février 1803. La Harpe était issu d'une famille noble, originaire de Savoie, mais extrêmement pauvre. Ses ennemis lui reprochèrent souvent la misère de ses premières aimées. Bléssé par ces attaques il écrit : "L'auteur ( lui-même ), à l'âge de neuf ans, a été nourri six mois par les sœurs de la charité de la paroisse Saint-André-des -Arts, et l'on sait que jusqu'à l'Age de dix-neuf ans il a été élevé et nourri par charité. "
    La Harpe s'exerça avec beaucoup de succès dans le genre académique, qui convenait à son talent élégant et peu original. L'entrée de La Harpe à l'Académie fut très mouvementée. Son Eloge de Féneton et celui de Catinat furent, pourtant , couronnés par l'Académie Française. Il s'en suivit des polémiques d'une incroyable violence, et dans lesquelles le critique du Mercure n'eut pas le public pour lui. La Harpe quitta, dépité, le Mercure, qu'il rédigeait depuis 1770.
  La Harpe avait été marié deux fois ; la première avec Marie-Marthe Monmayeux, fille d'un limonadier. Il eut d'elle deux enfants, qui ne vécurent pas, et divorça en 1793. Quatre ans après il se remaria avec Mme. de Hatte-Louguerue dont il divorçat aussitôt.
Parmis les ouvrages de La Harpe, on peut citer : le Cours de Littérature, La Vision de Cazotte, Héroides, Heroïdes et Poésies fugitives, Warwick ( tragédie ) etc...


Critiques de La Harpe .
L'Abbé Le Monnier : " Qu'est-ce que la fable ? Qu'entend-on par le mot fable ? Question simple en apparence , question que doit se faire tout homme qui veut lire des fables, et plus encore celui qui en veut composer. Je me la fais cependant- pour la première fois aujourd'hui que je donne au public un recueil de fables. Encore n'y vois-je point de réponse claire et satisfaisante. Je vais la chercher avec le lecteur. Nous la trouverons ensemble, ou nous verrons ensemble qu'on ne peut la trouver. lire la suite...

M. Boisard : On se plaint depuis long-temps, que le genre de la fable est trop négligé parmi nous. On regrette cette espèce destruction si ingénieuse et si aimable, qui repose si doucement l'esprit en l'éclairant, et qui, pour me servir des expressions heureuses que M. de Voltaire emploie pour un autre objet, lire la suite...
Eloges.
Eloge à Fénelon.







 

 

 



 

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