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a Harpe (Jean-François de), célèbre critique français, né à Paris, le 20 novembre 1739, mort à Paris , le 11 février 1803. La Harpe était issu d'une famille noble, originaire de Savoie, mais extrêmement pauvre. Ses ennemis lui reprochèrent souvent la misère de ses premières aimées. Bléssé par ces attaques il écrit : "L'auteur ( lui-même ), à l'âge de neuf ans, a été nourri six mois par les sœurs de la charité de la paroisse Saint-André-des -Arts, et l'on sait que jusqu'à l'Age de dix-neuf ans il a été élevé et nourri par charité. "
La Harpe s'exerça avec beaucoup de succès dans le genre académique, qui convenait à son talent élégant et peu original. L'entrée de La Harpe à l'Académie fut très mouvementée. Son Eloge de Fénelon et celui de Catinat furent, pourtant , couronnés par l'Académie Française. Il s'en suivit des polémiques d'une incroyable violence, et dans lesquelles le critique du Mercure n'eut pas le public pour lui. La Harpe quitta, dépité, le Mercure, qu'il rédigeait depuis 1770.
La Harpe avait été marié deux fois ; la première avec Marie-Marthe Monmayeux, fille d'un limonadier. Il eut d'elle deux enfants, qui ne vécurent pas, et divorça en 1793. Quatre ans après il se remaria avec Mme. de Hatte-Louguerue dont il divorçat aussitôt.
Parmis les ouvrages de La Harpe, on peut citer : le Cours de Littérature, La Vision de Cazotte, Héroides, Heroïdes et Poésies fugitives, Warwick ( tragédie ) etc...
L'Abbé Le Monnier : " Qu'est-ce que la fable ? Qu'entend-on par le mot fable ? Question simple en apparence , question que doit se faire tout homme qui veut lire des fables, et plus encore celui qui en veut composer. Je me la fais cependant- pour la première fois aujourd'hui que je donne au public un recueil de fables. Encore n'y vois-je point de réponse claire et satisfaisante. Je vais la chercher avec le lecteur. Nous la trouverons ensemble, ou nous verrons ensemble qu'on ne peut la trouver. la suite...
M. Boisard : On se plaint depuis long-temps, que le genre de la fable est trop négligé parmi nous. On regrette cette espèce destruction si ingénieuse et si aimable, qui repose si doucement l'esprit en l'éclairant, et qui, pour me servir des expressions heureuses que M. de Voltaire emploie pour un autre objet, la suite...
Parmi les noms célèbres qui ont des droits aux éloges publics et aux hommages des peuples, il en est que l' admiration a consacrés, qu' il faut honorer sous peine d' être injuste, et qui se présentent devant la postérité, environnés d' une pompe imposante et des attributs de la grandeur : il en est de plus heureux, qui réveillent dans les coeurs un sentiment plus flatteur et plus cher, celui de l' amour, la suite...
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Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 



