Analyses des fables .

Je ne connais dans tout le recueil de La Fontaine que cinq ou six fables où brille éminemment la naïveté puérile ; par Jean-Jacques Rousseau.
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La Fontaine a mis a la fin de sa XVe fable, intitulée : La Mort et le Malheureux, une note qui confirme ce fait, sans que Despréaux y soit nommé
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Qu'on cherche ailleurs des débuts plus simples, plus vifs, plus nets, plus riches, d'un tour plus piquants.
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Proverbes.
 " Il n'y a si petit buisson qui ne porte son ombre."
Il n'y a si petite chose qui ne puisse, dans l'occasion, avoir son importance, son mérite, ou même son danger. Les anciens disaient dans le même sens, et à peu près dans les mêmes termes, qu'un cheveu même peut faire ombre ; ils disaient encore : Qu'une fourmi elle-même a sa colère. Nous avons nous-mêmes un autre proverbe familier qui exprime la même idée : Petit homme abat grand chêne. Je citerai enfin, comme développement complet de la même pensée, l'aphorisme suivant, qui n'est pas à négliger : Se persuader qu'un petit ennemi ne peut nous nuire, c'est croire qu'une étincelle ne suffit pas pour allumer un incendie.
G. Duplessis - 1851.
 

 

 
Fables et contes traduits de l' Arabe.

 Fables et Contes

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 L’âne et le bœuf

Les Mille et Une Nuits. "XIII°-XIV°".



On raconte qu’une personne possedait un âne qui vivait dans l’oisiveté et un bœuf épuisé par le labeur. Le bœuf se plaignit un jour à l’âne et lui dit :
-« Frère, n’as-tu pas un conseil qui m’aidera à esquiver cette fatigue ? »
-« Fais semblant d’être malade, lui dit l’âne, ne mange pas ton fourrage ; le lendemain, lorsque notre maître te verra dans cet état, il te laissera et ne te prendra pas au labour ; alors tu te reposeras. »
Leur maître, nous confie le conte, comprenant la langue des animaux, entendit leur conversation.
Le bœuf suivit le conseil de l’âne ; le lendemain leur maître vint et remarqua que le bœuf n’avait pas mangé son fourrage ; il le laissa, prit l’âne à sa place et laboura avec lui toute la journée. Celui-ci crut qu’il allait mourir d’épuisement... Il regretta alors son conseil au bœuf.
Lorsqu’il rentra le soir, le bœuf lui demanda :
-« Comment vas-tu, frère ? »
-« Bien, répondit-il, cependant j’ai entendu un propos te concernant, qui m’a alarmé. »
-« De quoi s’agit-il ? » demanda le bœuf.
-« J’ai entendu notre maître dire, lui répondit l’âne, que si le bœuf devait rester malade, il faudrait l’égorger pour qu’il ne perde pas de sa valeur. Je te conseille donc de reprendre tes habitudes et de manger ton fourrage pour éviter que ce grand malheur ne t’arrive. »
-« Tu as raison, lui répondit le bœuf. »
Et il se mit tout de suite à sa mangeoire.
Entendant cela, leur maître éclata de rire.
Moralité : Celui qui a peu d’esprit commet des actes qui peuvent se retourner contre lui.



Fables et Contes extraits du livre :"Fables et contes traduits de la littérature arabe ancienne"
" Fahd TOUMA" 2001 L'Harmattan (Paris)








 

 

 



 

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