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Analyses et commentaires sur les fables.

Observations et réflexions critiques sur le genre de l'apologue, et en particulier sur les fables de La Fontaine.

  Par M. DECAMPE, un des quarante Mainteneurs.

introduction.  observation -I    observation -II   observation -III   observation -IV   observation -V   observation -VI   observation -VII

    VI OBSERVATION.
    La lecture attentive des Fables de la Fontaine fournit l'occasion de faire des réflexions fréquentes sur LE SENS MORAL DE L'APOLOGlE, et SUR LA MANIÈRE de le déduire et de l'exprimer dans la Fable, ce qu'on nomme communément la moralité. Pour ne pas confondre les diverses remarques que nous aurons h faire sur ces deux objets, commençons par celles qui se rapportent au sens moral de l'Apologue; puis nous en viendrons a ce qui .concerne la moralité exprimée.
    Et d'abord , il faut que tout apologue renferme un sens moral, l'essence primitive du genre et le but unique qu'on doit s'y proposer étant de donner une leçon de morale ou un précepte de conduite. Cette première règle de l'Apologue est de toute évidence. La Fontaine ne la contestait pas ; il a dit lui-même :
Sans cela toute fable est une œuvre imparfaite.
    Et cependant, il lui arrive fréquemment d'oublier cette vérité, qu'il a exprimée d'une manière si absolue. Il n'est pas, sans doute, le seul fabuliste auquel on puisse faire ce reproche; mais il y a de quoi s'étonner qu'il l'ait mérité si souvent. Jetons un coup d'oeil sur les différentes sortes de fables dont le sujet semble entaché de ce défaut.
    Nous avons déjà signalé, en parlant des fables où les hommes seuls sont acteurs, celles qui, ne renfermant que des anecdotes piquantes, des saillies, des bons mots de quelques personnages célèbres, appartiennent plutôt au genre du Conte qu'à celui de l'Apologue; et c'est à cette première classe qu'on peut rapporter la jolie fable de la Fontaine sur Philomèle et Progné, bien que ce soient ici deux oiseaux qui occupent la scène. Les pièces de ce genre, n'atteignant pas le but moral de l'Apologue, doivent être regardées comme essentiellement vicieuses, quel que puisse être d'ailleurs le mérite de l'exécution.
    Il en est aussi qui, bien qu'attribuées aux animaux , renferment, au lieu d'un sens moral et d'une action allégorique, l'explication, plus ou moins ingénieuse ou plus ou moins bizarre, de quelque particularité naturelle, de quelque habitude singulière, propre à tel ou tel animal. C'est ainsi que Phèdre, dans sa fable des Chiens envoyés en ambassade à Jupiter, explique d'une manière bien plus malpropre que plaisante, la cause prétendue d'une habitude familière aux chiens; c'est ainsi que Faerne nous apprend pourquoi les ânes sont sujets à un autre genre d'habitude (Faern. liv. 2, fab. 20). La Fontaine, de même, dans sa fable, d'ailleurs charmante, de l'Aigle et l'Escarbot, nous découvre, d'après Ésope, ce que nous ne lui aurions guère demandé sans doute, savoir, pourquoi l'Aigle fait son nid dans la saison de l'année où l'Escarbot est en quartier d'hiver. Il nous explique encore, toujours d'après Ésope, dans une fable dont nous avons déjà critiqué l'étrange invention, pourquoi la chauve-souris ne vole que la nuit, pourquoi le canard plonge sous les eaux, pourquoi le buisson accroche les habits des passants. Cette manière d'attribuer une origine fabuleuse a de simples accidents de la nature ou à des particularités de l'instinct des animaux, rappelle un peu le genre des Métamorphoses ; elle est totalement déplacée dans l'Apologue, qui ne peut se passer d'une action allégorique et d'un but moral.
    Nous arrivons enfin aux fables dans lesquelles ce but moral n'a pas été négligé. Mais, a ne considérer même que celles-là, que d'occasions se présentent encore d'exercer une juste critique, dans la Fontaine aussi bien que dans les autres fabulistes, suivant que le sens moral est plus ou moins louable, plus ou moins exact et précis, plus ou moins bien déduit du sujet de la fable!
    D'abord, il se présente une grande distinction à établir : ou l'objet moral de la fable est de donner une leçon de vertu, un précepte de sagesse, une règle de conduite ; ou il se borne à une simple observation sur les vices, sur les travers, les ridicules de l'humanité. Les fables de cette dernière espèce ne renferment point, proprement, de leçon ; et, pour cette raison, je leur préférerais les précédentes. J'aime mieux qu'on m apprenne à faire le bien, que de m'avertir que le mal existe : ce dernier emploi convient à la Satire plus qu'à l'Apologue. Par exemple, il n'est peut-être pasde faiseur de fables qui n'ait imaginé quelque sujet pour démontrer que chacun revient toujours à ses défauts naturels, que l'éducation ne change point la nature, que le naturel ne se réforme pas. Comment n'ont-ils pas senti que le développement d'une pareille vérité n'est, en quelque sorte, d'aucune utilité pour les mœurs? Il me semble qu'il eût été d'une meilleure philosophie, et en même temps peut-être d'une plus exacte vérité, d'établir par des exemples une opinion diamétralement opposée. Pourquoi, en effet, s'appliquerait-on à devenir meilleur, s'il faut désespérer de l'être?
    Je regarderai donc comme peu satisfaisant sous le rapport moral, tout apologue qui ne renfermera qu'une simple observation sur les vices et les travers des hommes, à moins que cette observation ne soit originale et piquante, ou qu'elle ne puisse facilement être convertie en précepte ; et si je sais gré au Loup et à l'Agneau de me rappeler que le plus fort a toujours raison; aux deux Pigeons , aux deux Amis, de me retracer agréablement les douceurs de l'amitié et les charmes de la constance ; il m'importe peu d'apprendre, dans le Chien qui porte à son cou le dîner de son maître , qu'on gaspille soi-même quand on ne peut empêcher les autres de gaspiller; dans le Renard et les Raisins, qu'on affecte de dédaigner ce qu'on ne peut obtenir ; dans le Thésauriseur et son Compère, qu'il y a des avares et des prodigues; dans l'Ivrogne et sa Femme, que qui a bu boira. Je suis même à me demander quelle sorte de vérité ou d'observation morale peut être cachée dans des fables telles que l'Araignée et l'Hirondelle,
—la querelle des Chiens et des Chats,
— le Lion abattu par t Homme,
— le Singe ,
— l'Oiseau blessé d'une flèche. De pareilles pièces sont à peu près dépourvues d'objet moral, et ne méritent pas le nom d'Apologues.
   Il est encore à remarquer que, dans le nombre de celles auxquelles on ne saurait contester ce but moral, et qui renferment évidemment un précepte, ce précepte est bien plus souvent une règle de prudence qu'une leçon de vertu. Les vertus d'un ordre élevé, celles qui supposent l'abnégation de soi-même, ne sont guère, à vrai dire, du domaine de l'Apologue. Ce n'est point, après tout, cette morale héroïque et sublime, que le fabuliste se charge de professer. Son livre est le code de la sagesse, et non celui de l'héroïsme; et cette sagesse, il faut bien l'avouer, n'est souvent que le calcul vulgaire de l'intérêt personnel. Une telle mission convenait à merveille au caractère de la Fontaine, dans la philosophie duquel il entrait beaucoup de paresse et d'épicuréisme. Il ne faut donc pas s'étonner si notre poêle, aussi bien que les autres fabulistes, donne le plus souvent l'égoïsme pour mobile même a nos vertus : Faites du bien aux antres, parce qu'ils vous en feront à leur tour (la Colombe et la Fourmi ) ;
— Ne soyez pas ingrat, parce que vous vous nuiriez à vous-même ( le Cerf et la Vigne) ;
— N'outragez pas tes malheureux, parce que vous pouvez le devenir ( le Lièvre et la Perdrix ).
    Cette morale est, au reste, la plus facile et la plus à portée de la multitude : le commun des hommes entend bien mieux ses intérêts que ses devoirs.
   Concluons de ce que nous venons de dire, que toute fable, pour être bonne, doit renfermer un sens moral ; et que, parmi celles qui remplissent cette condition, les préférables sont celles qui nous donnent une leçon do sagesse, nous tracent une règle de conduite, nous enseignent à fuir un vice ou a pratiquer une vertu. — En voilà suffisamment sur le sens moral proprement dit.
Il nous reste maintenant a parler de cette leçon morale explicitement exprimée, c'est-à-dire de ce qu'on appelle communément la moralité de l'Apologue ; et ici la Fontaine encore nous fournira le sujet de quelques réflexions.
    D'abord, faut-il toujours exprimer cette moralité ? Non, sans doute; il y aurait, pour ainsi dire, de la maladresse à le faire quand elle résulte trop évidemment du récit. La Fontaine sait la retrancher à propos; et c'est un devoir imposé à la sagacité du fabuliste. Qui serait tenté, par exemple, de réclamer une moralité après avoir lu le Chêne et te Roseau ,
— le Loup et le Chien ,
— le Renard qui a la queue coupée ,
— le Loup et la Cigogne,
— les Oreilles du Lièvre?
    Mais, quand la vérité morale est moins explicite et moins claire, il est toujours bon de l'exprimer. On sait que c'est encore ici un des grands mérites de la Fontaine : il varie à l'infini le tour et la couleur de ses moralités ; et ce qui était chez ses devanciers la partie la plus sèche et la moins attrayante de l'Apologue, en devient fréquemment chez lui le plus agréable ornement. Quelquefois il la place au commencement; d'autres fois, et le plus souvent, à la fin de la fable. Chacune des deux méthodes a son mérite : il ne faut que les employer a propos. Il lui arrive même, dans certaines fables, de développer deux fois l'idée morale, et à la fin, et au commencement : c'est une superfluité condamnable.
   Mais une faute plus condamnable encore, et dans laquelle il est souvent tombé, c'est de vouloir tirer d'une même fable deux moralités distinctes, deux vérités différentes : ceci est une infraction capitale à la grande règle de l'unité. On eu trouvera des exemples dans l'Oiseleur, Vautour, et l'Alouette, dans le Villageois et le Serpent , dans le Lion et le Moucheron , et dans une foule d'autres fables. La Fontaine parait si peu croire que cela puisse être un défaut, qu'il ne cherche nullement a le dissimuler. Qu'on en juge par les formules suivantes :
Quelle chose par là peut nous être enseignée?
J'en vois deux : dont l'une est qu'entre nos ennemis
Les plus à craindre sont souvent les plus petits ;
L'autre, qu'aux grands périls tel a pu se soustraire,
Qui périt pour la moindre affaire.
(Le Lion et le Moucheron.)
Cette fable contient plus d'un enseignement.
Nous y voyons, premièrement,
Que ceux qui n'ont du monde aucune expérience
Sont, aux moindres objets, frappés d'étonnement;
Et puis, nous y pouvons apprendre
Que tel est pris qui croyait prendre.
(Le Rat et l'Huître.)
Je reviens à mon texte, et dis, premièrement,
Qu'on ne saurait manquer de louer largement
Les dieux et leurs pareils ; de plus, que Melpomène
Souvent, sans déroger, trafique de sa peine;
Enfin, qu'on doit tenir notre art en quelque prix.
(Simonide sauvé par les Dieux.)
    Quelque blâmable que soit ce défaut d'unité, la Fontaine est allé plus loin encore : il s'est hasardé jusqu'à réunir dans une même fable deux sujets différents, dont les moralités sont distinctes, quoique voisines. Telle est la fable du Chameau et des Bâtons flottants, composée de deux fables d'Ésope, qu'il eût bien mieux fait de ne pas réunir. Il n'en est pas de même de la fable intitulée le Chat et le vieux Bat , où il a réuni avec succès deux fables d'Ésope et de Phèdre, en faisant de la première un simple accessoire, et comme un premier acte de la seconde, et en les faisant rouler sur les mêmes personnages, et aboutir à la même moralité.
    Au surplus, il y a, sur ce qui nous occupe en ce moment, un avertissement utile à donner. On pourrait quelquefois, si l'on n'y fait attention , prendre dans la Fontaine, pour la moralité, de la fable, des vers qui renferment tout autre chose; et lui prêter de la sorte, ou deux moralités différentes là où il n'y en a qu'une d'exprimée, ou même une moralité bizarre et déraisonnable là ou il n'en exprime point du tout. Les passages qui peuvent donner lieu à cette méprise renferment certaines réflexions originales, certaines saillies inattendues, des proverbes, des maximes familières, que le poète laisse tomber avec son aimable abandon, et que leur tournure sentencieuse, ou quelquefois la place qu'ils occupent, peut faire prendre pour la moralité. Par exemple, la fable intitulée le Lion et le Rat, après avoir commencé par la véritable moralité :
Il faut autant qu'on peut obliger tout le monde, se termine par ces deux vers :
Patience et longueur de temps
Font plus que force ni que rage ;

lesquels n'ont de rapport qu'à la dernière circonstance du récit, et nullement au sens moral de l'apologue. La Colombe et la Fourmi, dont le sens moral est absolument le même que celui de la fable précédente, finit par ce vers :
Point de pigeon pour une obole.
   Ne dirait-on pas que la moralité de cette fable, c'est, que quand on veut manger des pigeons, il faut les payer? Dans la fable du Lièvre et des Grenouilles, le Lièvre termine la pièce par ces deux vers :
Il n'est, je le vois bien, si poltron sur la terre
Qui ne puisse trouver un plus poltron que soi.
    Ces vers ne renferment pas la moralité générale et essentielle de cette fable, qui est qu'on trouve a se consoler de ses propres peines, en jetant les yeux sur celles d'autrui. Dans la fable charmante du Cheval et du Loupf qui roule sur l'idée morale, ou plutôt immorale , de lu ruse opposée à la ruse , idée si souvent reproduite par les fabulistes, le Loup finit la fable en se disant à lui-même : Chacun à son métier doit toujours s'attacher :
Tu veux faire ici l'herboriste ,
Et ne fus jamais que boucher.
IL n'en faut pas conclure que la morale de la fable soit qu'il faut s'en tenir à son métier primitif. Gabrias et Faerne ont eu, il est vrai , la simplicité de tirer cette sotte conclusion d'un pareil sujet d'apologue ; mais la Fontaine n'a point partagé leur méprise : on peut .en juger par la forme qu'il a donnée à cette fable, l'une de celles qui démontrent le mieux l'immense supériorité de l'imitateur sur ses modèles.
    On se tiendra donc en garde, en lisant la Fontaine, contre les sortes de quiproquo que nous venons de signaler; et quand on se sera bien familiarisé avec sa manière plaisante et originale de raconter, on ne sera nullement surpris de voir son récit finir par des traits tels que celui-ci, qui termine le Lion et l'Ane chassant :
L'Ane, s'il l'eût osé, se fût mis en colère, Encor qu'on le raillât avec juste raison ; Car, qui pourrait souffrir un âne fanfaron? Ce n'est pas là leur caractère.
    Aux exceptions près sur lesquelles je viens d'insister, la Fontaine est un modèle unique a étudier pour la manière de présenter avec art la moralité d'une fable. Tantôt, au lieu de borner cette moralité hune maxime, à une sentence générale, il en fait des applications particulières, il en tire une foule d'agréables détails : c'est l'intérêt de la Satire et de la Comédie. Voyez les fables intitulées la Grenouille et le Bœuf,
— l'Enfant et le Maitre d'école ,
— les Frelons et les Mouches à miel,
— le Geai paré des plumes du Paon ,
— le Serpent et la Lime.
    Tantôt il se plaît à expliquer en détail toute l'action allégorique qui précède; il en décompose les parties, il en indique successivement le sens et l'application; comme dans les Membres et l'Estomac,
— les Voleurs et l' Ane,
— l'Homme et son Image.
    Tantôt, au lieu de proclamer lui-même la vérité morale, et de l'adresser à ses lecteurs, il l'intercale adroitement dans l'action, et la met dans la bouche d'un de ses personnages, soit que ce personnage se l'adresse a lui-même en manière de réflexion, comme dans le Rat de ville et le Rat des champs,
— l' Homme et l'Idole de bois; soit qu'il l'adresse à ses interlocuteurs, en forme de conseil ou de sentence, comme dans le Charretier embourbé,
— l' Ours et les deux Compagnons,
— le Cochet, le Chat et le Souriceau,
— l'Alouette, ses Petits et le Maître d'un champ.
    Quelquefois, enfin, et c'est ici surtout que la Fontaine est admirable, il tourne sa moralité en sentiment, au lieu de lui laisser la forme de maxime : ce n'est plus un moraliste qui vous dicte des préceptes; c'est un confident, un ami, qui vous entretient de lui-même, qui vous ouvre naïvement son cœur, et y laisse voir le secret de ses projets, de ses penchants, de ses affections les plus intimes. Voyez les fables intitulées, la Mort et le Malheureux ; le Bûcheron et la Mort ; le Lion amoureux; la Laitière et le pot au Lait; voyez surtout le délicieux épilogue de la fable des deux Pigeons , et ces beaux vers sur l'amour de la retraite, qui terminent le Songe d'un habitant du Mogol, et qui rappellent les plus douces inspirations d'Horace et de Virgile.


  Des fabulistes et des conteurs :

 
  Jean-Pierre Claris de Florian :   Jean-Pierre Claris de Florian est né à Florian près de Sauve, dans les Cévennes, le 6 mars 1755, perd sa mère très jeune, probablement à l'âge de deux ans.
     Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.
     Banni de Paris pendant la Révolution, il fut emprisonné sous la Terreur. Il échappera à la guillotine lors de la chute de Robespierre, puis relaché au 9 thermidor ; Un an après il mourut des souffrances endurées pendant son emprisonnement, il avait alors 39 ans.
     Florian a écrit, entre-autres plusieurs fables, preque aussi belles que celles de La Fontaine, des pièces de théâtre ainsi qu' une traduction de Cervantès.
   Malade, Florian meurt à Sceaux, le 13 septembre 1794 .

  Etienne Fumars :
Etienne Fumars, fabuliste français, né près de Marseille, le 22 Octobre 1743, décédé en 1806 à Copenhague. Professeur des belles-lettres françaises à l'Université de Kiel de cette ville. Auteur de fables et de poésies diverses

   Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES :      Marceline DESBORDES-VALMORE (Marceline DESBORDES , dame), femme poète, née à Douai, en 1787 , fut d'abord cantatrice (1806 à 1817) en province et à l'Opéra-Comique.
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet.
    Marie-Catherine Le Jumel de Barneville : ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui.
   Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV.
   La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere.....
 
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