De l'origine de la fable, de la parabole et de l'énigme par Etienne Bonnot de Condillac.
Partout ce qui a été dit, il est évident que, dans l'origine des langues, c'était une nécessité pour les hommes de joindre le langage d'action à celui des sons articulés, et de ne parler qu'avec des images sensibles. D'ailleurs les connaissances aujourd'hui les plus communes étaient si subtiles, par rapport à eux, qu'elles ne pouvaient se trouver à leur portée qu'autant qu'elles se rapprochaient des sens. Enfin, l'usage des conjonctions n'étant pas connu, il n'était pas encore possible de faire des raisonnemens. Ceux qui voulaient, par exemple, prouver combien il est avantageux d'obéir aux lois, ou de suivre les conseils des personnes plus expérimentées, n'avaient rien de plus simple que d'imaginer des faits circonstanciés : l'événement qu'ils rendaient contraire ou favorable, selon leurs vues, avait le double avantage d'éclairer et de persuader. Voilà l'origine de l'apologue ou de la fable.
On voit que son premier objet fut l'instruction, et que, par conséquent, les sujets en furent empruntés des choses les plus familières, et dont l'analogie était plus sensible : ce fut d'abord parmi les hommes, ensuite parmi les bêtes, bientôt après parmi les plantes ; enfin, l'esprit de subtilité, qui de tout temps a eu ses partisans, engagea à puiser dans les sources les plus éloignées.
On étudia les propriétés les plus singulières des êtres pour en tirer des allusions fines et délicates; de sorte que la fable fut, par degrés, changée en parabole, enfin rendue mystérieuse au point de n'être plus qu'une énigme. Les énigmes devinrent d'autant plus à la mode que les sages, ou ceux qui se donnaient pour tels, crurent devoir cacher au vulgaire une partie de leurs connaissances. Par-là le langage imaginé pour la clarté fut changé en mystère. Rien ne retrace mieux le goût des premiers siècles que les hommes qui n'ont aucune teinture des lettres : tout ce qui est figuré et métaphorique leur plaît, quelle qu'en soit l'obscurité ; ils ne soupçonnent pas qu'il y ait dans ces occasions quelque choix à faire. ...
Oeuvre complète de : Bonnot de Condillac - Publié 1822 -
Biographie ;
Etienne Bonnot de Condillac. Biographie : Académie Française.
Devenue auteur, elle a écrit : Élégies et romances (1818), Poésies (1829), les Pleurs (1833), Pauvres fleurs! (1839), Contes en vers (1840), Bouquets et prières (1843). Elle a en outre publié quelques romans et volumes de prose. —Mme Desbordes-Valmore est morte le 23 juillet. ... est née en 1650 à Barneville. La comtesse d'Aulnoy est l'auteur des contes de fées, contes très agréables. Elle est la fille de Jumel de Barneville. Mariée à contre-coeur à François de la Mothe, comte d'Aulnoy suite à un arangement de famille , elle aura cinq enfants avec lui. Son mari, le comte d'Aulnoy fut accusé de lèze-majesté, enfermé et menacé de perdre la tête, avant qu'un de ses trois accusateurs , pris de remords, n'avoua la calomnie. Madame d'Aulnoy doit se réfugier en Angleterre pour fuir la justice. Elle revient en France en 1685 suite au pardon du roi Louis XIV. La comtesse était une belle femme avec beaucoup d'esprit, et une grande éloquence. Elle était la nièce de la célèbre madame Desloges et la mère de madame de Héere..... Chateaudecartes.fr - Un site dédié aux cartes postales et aux chromos dont quelques unes sont en rapport avec nos fabulistes.
|
Familier du château de Sceaux et protégé de Voltaire (son oncle). Lauréat de l'Académie, le 6 mars 1788, Florian atteignit le sommet de sa gloire en y entrant , remplaçant le cardinal de Luynes.