Origines des fables .

Cette première édition ne comprenoit que les six premiers livres des fables, et celles-ci sont au nombre de 124. On ne s'attend pas, je l'espère, à me voir justifier pour chacune d'elles les raisons qui me déterminent à leur attribuer l'origine que je vais indiquer ; mais, en les réunissant en plusieurs groupes, on pourra raisonnablement admettre que toutes celles qui composent chacun d'eux reconnoissent une source commune, lorsque la plupart présenteront des signes évidents d'imitation. Ésope, Horace et Phèdre sont les trois anciens auteurs dont je crois devoir m'occuper en premier sous le rapport de ces recherches....lire la suite.

 
 

Qu'est-ce qu'une fable ?
   Nature de la fable .   Parmi les critiques, les uns voient dans la Fable principalement une vérité morale proposée à la raison; d'autres la considèrent comme une exhortation au bien, offerte dans un discours allégorique à la volonté ; d'autres enfin en font un tableau poétique, parlant surtout à l'imagination et ayant pour objet le beau idéal. De là une foule de définitions et de règles contraires sur l'apologue , selon qu'on l'envisageait exclusivement à l'un de ces trois points de vue. Lire la suite
 

 

 

 

Apologie de la fable par Dellile


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Emploi de la Fable par Dellile .
MÊME aux eaux, même aux fleurs, même aux arbres muets,
" La poésie encore, avec art mensongère,
Ne peut-elle prêter une âme imaginaire?
Tout semble concourir à cette illusion.
Voyez l'eau caressante embrasser le gazon,
Ces arbres s'enlacer, ces vignes tortueuses
Embrasser les ormeaux de leurs mains amoureuses,
Et refusant les sucs d'un terrain ennemi,
Ces racines courir vers un sol plus ami.
Ce mouvement des eaux, et cet instinct des plantes,
Suffit pour enhardir vos fictions brillantes.
Donnez-leur donc l'essor. Que le jeune bouton
Espère le Zéphyr, et craigne l'Aquilon.
A ce lis altéré versez l'eau qu'il implore ;
Formez, dans ses beaux ans, l'arbre docile encore;
Que ce tronc, enrichi de rameaux adoptés,
Admire son ombrage et ses fruits empruntés;
Et, si le jeune cep prodigue son feuillage,
Demandez grâce au fer en faveur de son âge.
Alors, dans ces objets croyant voir mes égaux,
La douce sympathie à leurs biens, à leurs maux,
Trouve mon cœur sensible, et votre heureuse adresse
Me surprend pour un arbre un moment de tendresse ;


Géorgiques Françaises.

Biographie : Académie Française.

 

 






 

 

 



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