A. C. M. Robert.
A. C. M. Robert était né a Paris. On croit qu'il fit en premier lieu un livre de pharmacie ou de médecine au Val-de-Grâce. dont il était d'abord pharmacien-major démonstrateur. Ses ouvrages sont au nombre de trois : 1° Fables Inédites des XIe, XIIIe et XIVe siècles, et les Fables de La Fontaine, rapprochées de celles de tous les auteurs qui avaient, avant lui, traité les mêmes sujets (1825); 2° Partonopeus de Blois, publié pour la première fois d'après le manuscrit de la bibliothèque de l'Arsenal, Paris, Crapelet, 1834. (publié sous le nom de l'éditeur, mais il est de notoriété publique que l'ouvrage est de M. Robert); 3° Fabliaux inédits tirés du manuscrit de la Bibliothèque du Roi, en 1830 ou 1829 (Paris, de l'imprimerie de Riguoux. 1834, ).
Fables inédites des XIIe, XIIIe et XIVe siècles. - Tome premier 1825.
Conjonctures sur les sources où La Fontaine a puisé les sujets de ses fables. 1 - 2 - 3 - 4
Il ne me reste plus qu'à indiquer les autres fables que La Fontaine peut avoir prises dans d'Ésope de 1535, et je dois rappeler encore que j'ai fait voir plus haut, que les fables de Guill. Haudent n'étoient qu'une traduction de celles du recueil qui nous occupe, et qu'elles n'avoient pu rester inconnues à notre fabuliste.
La Fontaine - Ésope de 1535.1. La Cigale et la Fourmi.
8. L'Hirondelle et les petits Oiseaux.
13. Les Voleurs et l'Ane.
16. La Mort et le Bûcheron.
22. Le Chêne et le Roseau.
27. La Chauve-Souris et les deux Belettes.
28. L'Oiseau blessé d'une flèche.
3o. L'Aigle et L'Escarbot.
31. Le Lion et le Moucheron.
33. Le Lion et le Rat.
34- La Colombe et la Fourmi.
36. Le Lièvre et les Grenouilles.
37. Le Coq et le Renard.
38. L'Aigle et le Corbeau.
40. La Chatte métamorphosée en Femme.
44. Les Membres et l'Estomac.
49. L'Ivrogne et sa Femme.
5o. La Goutte et l'Araignée.
52. Le Lion abattu par l'Homme.
54. Le Cygne et le Cuisinier.
55. Les Lonps et les Brebis.
61. Le Lion amoureux.
62. Le Berger et la Mer.
65. L'Ane et le petit Chien.
67. Le Singe et le Dauphin.
68. L'Homme et l'Idole de bois.
70. Le Chameau et les Bâtons flottante.
71. Le Rat et la Grenouille.
75. Le Loup, la Chèvre et le Chevreau.
76. Le Loup, la Mère et l'Entait.
78. Le Vieillard et ses Enfants.
79. L'Oracle et l'Impie.
80. L'Avare et son Trésor.
82. L'Alouette et tes petits.
83. Le Pot de terre et le Pot de terre.
85. Le Pécheur et le petit Poisson.
87. Le Renard qui a la queue coupée.
88. La Vieille et ses deux Servantes.
89. Le Satyre et le Passant.
90. Le Cheval et le Loup.
91. Le Laboureur et ses Enfants.
93. la Fortune et le jeune Eufant.
95. La Poule aux ceuis d'or.
97. Le Cerf et la Vigne.
102. L'Ours et ses deux Compagnons.
103. L'Ane vêtu de la peau du Lion.
104. La Pitre et le lion.
106. Phébos et Borée.
109. La Renard, le Singe et les Animaux.
110. Le Mulet ae vantant de sa généalogie.
113. Le Lierre et la Tortue.
114. L'Ane et ses Maîtres.
117. Le lion malade et le Renard.
119. Le Cheval et l'Ane.
121. Le Charrier embourbé.
J'aurais pu joindre aux fables précédentes celle de Mercure et le Bûcheron (85) ; mais il est impossible de ne paa reconnoître dans l'apologue de La Fontaine la couleur de Rabelais, qui a si plaisamment paraphrasé ce sujet dans le nouveau prologue de son IVe livre. Le premier Hecatomythium d'Abstemius se trouve aussi dans le recueil de 1535 ; mais comme notre auteur a puisé également dans le second, je sépare tout ce qu'il a emprunté à l'un et à l'autre, et qu'il n'auroit pu trouver ailleurs.
LA Fontaine - Abstemius.34. Conseil tenu par les Rats. fable. 194
100. L'Aigle et le Hibou. 113
101. Le lion s'en allant en guerre. 92
118. L'An tour, l'Alouette et l'Oiseleur. 3
122. Le Charlatan. 132
124. La jeune Veure. 14
Dans la première fable du VIe livre, La Fontaine confesse devoir à Gabrias le sujet du Lion et du Chasseur, qu'il a'avoit pas trouvé dans Ésope : cette assertion me semble prouver encore qu'il s'étoit servi du recueil de 1535, où effectivement elle manque, tandis qu'elle se rencontre dans Ne-velet, Gilb. Cousin et Camerarius. Quoi qu'il en soit, je vais placer ici les fables qu'il a pu emprunter au pseudonyme
Gabrias.
La Fontaine - Gabrias. 32. L'Ane chargé de sel et l'Ane chargé d'éponges.
35. L'Astrologue qui s'est laissé tomber dans on Puits.
57. Philomèle et Progné. 43 96. L'Ane chargé de Reliques.
105. Le Lion et le Chasseur. 36
Il me reste à assigner des origines à 14 des fables que nous examinons. Il falloit bien que La Fontaine connût le recueil de Gilbert Cousin, puisqu'il n'a pu trouver que là le sujet de sa fable 72 , Tribut envoyé par les Animaux à Alexandre.
C'est sans doute à Faerne qu'il a dû celui des trois suivantes.
La Fontaine - Faerne.58. La Femme noyée. 13
86. Les Oreilles du Lièvre. 51
107. Jupiter et le Métayer. 93
La manière dont la fable 43, le Meunier, son Fils et l'Ane, est contée, prouve assez que le Bon-Homme l'avoit prise dans la Vie de Malherbe par Racan ; et c'est plutôt dans Michel Montaigne que dans Sénèque qu'il trouva les vers de Mécène qui lui ont fourni l'idée de sa 15e fable, la Mort et le Malheureux. Les vers de Molinet que j'ai cités à l'article de cet ancien poëte doivent sans doute lui avoir fourni le sujet de la fable 45e, le Loup devenu Berger. A-t-il dû celui de la 19e, l'Enfant et le Maître d'École, aux fables de Lockman, qu'Erpenius avoit publiées avec une version latine, ou à Rabelais, qui, dans le chapitre XLII de son premier livre, fait dire à frère Jean des Entommeures :
Le Chat , le Cochet et le Souriceau, fable 108, se trouve dans R Gobin, Philelphe et beaucoup d'autres ; mais je ne sais auquel de ces auteurs on doit donner la préférence : ce- ' pendant je crois que Philelphe aura été plus connu de La Fontaine. Il auroit pu prendre sa fable épigrammatique, les Médecins,94, dans le recueil de 1535, p. 80; mais on prétend qu'elle doit sa naissance à une anecdote du temps : on nomme même les deux docteurs qui furent les héros de l'aventure.
La fable 12, le Dragon à plusieurs têtes et le Dragon à plusieurs queues, étoit représentée par une fontaine du labyrinthe de Versailles : le mot de l'ambassadeur oriental étoit donc alors bien connu, et notre auteur n'eut pas besoin d'aller chercher celui de Gengiskan.
Trois apologues de cette première partie ne peuvent donner lieu qu'à des conjectures fort hasardées. L'un d'eux, la Discorde, 123, se retrouve bien dans Barthelemi Scala; mais la fable latine de cet auteur n'a été publiée qu'en 1809, par M. de Furia. Un autre, le IIe l' Homme et son Image, est une allégorie flatteuse qui me paroît de l'invention du Bon-Homme. Pour le dernier, 64, le Jardinier et son Seigneur, j'ai mis à la suite une fable de Camerarius, qui m'en paroît cependant fort éloignée.
1671.
Parmi plusieurs pièces de vers publiées en 1671 par La Fontaine, on trouve 8 nouvelles fables qui furent depuis replacées dans les livres suivants. Je vais essayer à en faire reconnoître l'origine, en les présentant dans l'ordre où elles sont dans cette édition, mais en ajoutant au titre de chacune le n° qui désigne la place qu'elle occupe dans la nôtre.
145. Le Lion, le Renard et le Loup.
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