Un Savetier des plus ignorants dans son métier, trouva si peu son compte au profit qui lui en revenait, qu'il lui prit fantaisie d'en changer. Un jour il se mit en tête d'être Médecin, et le fut, au moins ou le crut tel. Quelques termes de l'art qu'il apprit, son effronterie et son babil, joints à l'ignorance de ses Voisins, eurent bientôt fait d'un artisan très-maladroit un fort habile Charlatan. Il publia partout que la vertu de ses remèdes était infaillible, et chacun le crut sur sa parole. Un de ses Voisins, pourtant moins dupe que les autres, s'en moqua ; voici comment. Il se dit attaqué d'un mal de tête, et mande le docteur. Celui-ci vient, et raisonne fort au long sur le prétendu mal ; ensuite il assure le malade qu'il l'en délivrera, et en peu de temps, pourvu qu'il veuille s'abandonner à ses soins. " Pauvre ignorant, repartit le Voisin, en éclatant de rire, et comment pourrai-je me résoudre à te livrer ma tête, quand je ne voudrais pas seulement te confier mes pieds ? "
CLIII. Des deux Coqs et du Faucon.
CLIV. Du Castor et des Chasseurs.
CLV. Du Berger et du Chien.
CLVI. De l'Avare et du Passant.
CLVII. Du Cerf et du Faon.
CLVIII. Du Renard et du Sanglier.
CLIX. Du Savetier Médecin.
CLX. De la Chauve-Souris et de la Belette.
CLXI. Du Trompette.
CLXII. Du Laboureur et de ses Chiens.
CLXIII. De l'Âne et du Lion chassant.
CLXIV. De la Vieille et de sa Servante.
CLXV. De l'Âne et du Cheval.
CLXVI. Du Paon et de la Pie.
CLXVII. Du Dauphin qui porte un Singe.
CLXVIII. Du Berger et du Louveteau.
CLXIX. Du Serpent conduit par sa queue.
CLXX. De Jupiter, d'Apollon et de Momus.
CLXXI. Du Boeuf et de la Vache.
CLXXII. Du Renard qui a perdu sa queue.
CLXXIII. Du Vigneron et de ses Enfants.
CLXXIV. De deux Chiens.
CLXXV. De la Mule.
CLXXVI. Du jeune Homme et de la Fortune.
CLXXVII. Du jeune Homme et de l'Hirondelle.
CLXXVIII. De l'Astrologue volé.
CLXXIX. De Jupiter et des Besaces.
CLXXX. De la Poule trop grasse.
A lire aussi:
Esope selon Avianus.
Esope selon Issac Nevelet.
La vie d' Esope d' après Planude.
La vie d'Esope d'après La Fontaine et illustrée.
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La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




