![]() |
Un jour les Oiseaux s'assemblèrent à dessein de nommer entr'eux un roi, qui fût capable de les gouverner. Chaque Oiseau, pour se concilier les suffrages de l'assemblée, fit valoir tout autant qu'il le put les avantages qu'il avait reçus de la nature. L'Aigle parla de sa force, le Coq de son courage, le Perroquet de sa mémoire, et la Pie de son esprit. Mais ce fut en vain que les uns et les autres vantèrent à la diète leurs bonnes qualités. On n'y fit pas la moindre attention ; au contraire, le récit qu'ils en firent ennuya. Là-dessus le Paon vint à son tour étaler sa belle queue. Dès qu'il parut, les Oiseaux, charmés de la bigarrure de son plumage, lui donnèrent leurs voix ; de sorte que sans vouloir écouter les remontrances de la Pie, qui soutenait que ce Paon n'avait point d'autre mérite que celui de sa queue, ils lui rendirent hommage, et sur le champ le proclamèrent roi.
CLIII. Des deux Coqs et du Faucon.
CLIV. Du Castor et des Chasseurs.
CLV. Du Berger et du Chien.
CLVI. De l'Avare et du Passant.
CLVII. Du Cerf et du Faon.
CLVIII. Du Renard et du Sanglier.
CLIX. Du Savetier Médecin.
CLX. De la Chauve-Souris et de la Belette.
CLXI. Du Trompette.
CLXII. Du Laboureur et de ses Chiens.
CLXIII. De l'Âne et du Lion chassant.
CLXIV. De la Vieille et de sa Servante.
CLXV. De l'Âne et du Cheval.
CLXVI. Du Paon et de la Pie.
CLXVII. Du Dauphin qui porte un Singe.
CLXVIII. Du Berger et du Louveteau.
CLXIX. Du Serpent conduit par sa queue.
CLXX. De Jupiter, d'Apollon et de Momus.
CLXXI. Du Boeuf et de la Vache.
CLXXII. Du Renard qui a perdu sa queue.
CLXXIII. Du Vigneron et de ses Enfants.
CLXXIV. De deux Chiens.
CLXXV. De la Mule.
CLXXVI. Du jeune Homme et de la Fortune.
CLXXVII. Du jeune Homme et de l'Hirondelle.
CLXXVIII. De l'Astrologue volé.
CLXXIX. De Jupiter et des Besaces.
CLXXX. De la Poule trop grasse.
A lire aussi:
Esope selon Avianus.
Esope selon Issac Nevelet.
La vie d' Esope d' après Planude.
La vie d'Esope d'après La Fontaine et illustrée.
Dans vos réponses soyez polis et affables. Ici vous êtes chez vous, ce site est fait pour vous, participez, réagissez, enfin faites comme chez vous. Merci.
blog comments powered by










"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique,-
La ville et la campagne, enfin tout; il n'est rien-
Qui ne me soit souverain bien, -
Jusqu'au sombre plaisir d'un coeur mélancolique ?"
Saadi disait : " Si la peste donnait des pensions, la peste trouverait encore des flatteurs et des serviteurs".
lorsqu'on n'a pas ce que l'on aime. - Il faut aimer ce que l'on a." 




